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Algèbre · Actions de groupes

Théorème orbite-stabilisateur : démonstration et exercices corrigés

Pourquoi plusieurs éléments d’un groupe peuvent-ils envoyer un point au même endroit ? La réponse conduit aux classes à gauche et à la formule orbite-stabilisateur.

Niveau : Licence 3 · Algèbre

Lorsqu’un groupe agit sur un ensemble, des éléments distincts du groupe peuvent envoyer un point donné au même endroit. Par exemple, parmi les symétries d’un carré, plusieurs peuvent préserver une même diagonale. Comment compter les images possibles sans compter plusieurs fois celles qui coïncident ?

La réponse est le théorème orbite-stabilisateur. Sa formule, dans le cas d’un groupe fini, est

∣G⋅x∣=∣G∣∣Gx∣.\boxed{|G\cdot x|=\frac{|G|}{|G_x|}}.

Ici, G⋅xG\cdot x est l’ensemble des images possibles de xx (son orbite) et GxG_x est l’ensemble des éléments de GG qui fixent xx (son stabilisateur). Mais avant de compter, il faut comprendre pourquoi les éléments de GG se regroupent naturellement en classes. C’est le cœur de la démonstration.

1. Qu’est-ce qu’une action de groupe ?

Soient GG un groupe, d’élément neutre ee, et XX un ensemble. Une action à gauche de GG sur XX associe à chaque couple (g,x)∈G×X(g,x)\in G\times X un point de XX, noté g⋅xg\cdot x, avec les deux propriétés suivantes :

e⋅x=x,(gh)⋅x=g⋅(h⋅x).e\cdot x=x,\qquad (gh)\cdot x=g\cdot(h\cdot x).

Elles doivent être vérifiées pour tous g,h∈Gg,h\in G et tout x∈Xx\in X. La deuxième propriété signifie qu’agir d’abord par hh, puis par gg, revient à agir par leur produit ghgh. Elle fixe l’ordre des opérations pour une action à gauche.

Pour chaque gg, l’application x↦g⋅xx\mapsto g\cdot x est une bijection : l’action de g−1g^{-1} défait celle de gg. Une action peut donc être vue comme une façon d’associer à chaque élément de GG une permutation de XX, en respectant la multiplication dans GG.

Exemple. Les quatre rotations d’un carré qui le laissent inchangé forment un groupe G={e,r,r2,r3}G=\{e,r,r^2,r^3\}, où rr est la rotation de 90∘90^\circ. Ce groupe agit sur les quatre sommets : r⋅Ar\cdot A désigne le sommet obtenu en faisant tourner AA de 90∘90^\circ.

2. L’orbite : tous les points que l’on peut atteindre

L’orbite d’un point x∈Xx\in X est

G⋅x={g⋅x∣g∈G}.G\cdot x=\{g\cdot x\mid g\in G\}.

C’est l’ensemble des points que l’on obtient en faisant agir tous les éléments de GG sur xx. Dans l’exemple du carré, l’orbite d’un sommet comprend les quatre sommets.

Dire que xx et yy sont dans la même orbite signifie qu’il existe g∈Gg\in G tel que y=g⋅xy=g\cdot x. Cette relation est une relation d’équivalence :

Les classes d’équivalence sont précisément les orbites. Elles forment donc une partition de XX : chaque point appartient à une orbite, et deux orbites sont soit égales, soit disjointes.

Cette propriété est utile lorsque l’action n’est pas transitive : on peut étudier une orbite à la fois, sans perdre ni compter deux fois aucun point.

3. Le stabilisateur : les éléments qui fixent le point

Le stabilisateur de x∈Xx\in X est l’ensemble

Gx={g∈G∣g⋅x=x}.G_x=\{g\in G\mid g\cdot x=x\}.

Il contient les éléments qui laissent xx à sa place. Il s’agit toujours d’un sous-groupe de GG.

Démonstration. D’abord, e⋅x=xe\cdot x=x, donc e∈Gxe\in G_x. Si g,h∈Gxg,h\in G_x, alors h−1h^{-1} fixe également xx, car

h−1⋅x=h−1⋅(h⋅x)=x.h^{-1}\cdot x=h^{-1}\cdot(h\cdot x)=x.

Par conséquent,

(gh−1)⋅x=g⋅(h−1⋅x)=g⋅x=x.(gh^{-1})\cdot x=g\cdot(h^{-1}\cdot x)=g\cdot x=x.

Ainsi gh−1∈Gxgh^{-1}\in G_x. Le critère de sous-groupe est vérifié.

Le stabilisateur dépend du point choisi et de l’ensemble sur lequel on fait agir le groupe. Nous allons voir que cette dépendance est essentielle pour comprendre les tailles des orbites.

4. Pourquoi plusieurs éléments de GG peuvent-ils avoir la même image ?

Fixons un point xx et étudions l’application

πx:G⟶G⋅x,g⟼g⋅x.\pi_x:G\longrightarrow G\cdot x,\qquad g\longmapsto g\cdot x.

Elle est surjective : tout point de l’orbite est, par définition, l’image de xx par au moins un élément du groupe.

Qu’appelle-t-on une fibre d’une application ? Pour une application f:A→Bf:A\to B et un élément y∈By\in B, la fibre de ff au-dessus de yy est l’ensemble des éléments de départ envoyés sur yy :

f−1({y})={a∈A∣f(a)=y}.f^{-1}(\{y\})=\{a\in A\mid f(a)=y\}.

Par exemple, pour f:R→Rf:\mathbb R\to\mathbb R définie par f(t)=t2f(t)=t^2, la fibre au-dessus de 44 est {−2,2}\{-2,2\} : ces deux nombres ont la même image. La notation f−1({y})f^{-1}(\{y\}) désigne ici une image réciproque d’ensemble ; elle n’exige pas que ff soit bijective.

Revenons à πx\pi_x. Chercher sa fibre au-dessus de g⋅xg\cdot x revient à demander : quels éléments de GG envoient xx exactement au même endroit que gg ?

Pour g,h∈Gg,h\in G, on a

h⋅x=g⋅x  ⟺  (g−1h)⋅x=x  ⟺  g−1h∈Gx  ⟺  h∈gGx.\begin{aligned} h\cdot x=g\cdot x &\iff (g^{-1}h)\cdot x=x\\ &\iff g^{-1}h\in G_x\\ &\iff h\in gG_x. \end{aligned}

L’ensemble gGxgG_x désigne

gGx={gk∣k∈Gx}.gG_x=\{gk\mid k\in G_x\}.

C’est une classe à gauche modulo le sous-groupe GxG_x : on multiplie chacun de ses éléments à gauche par gg. À ne pas confondre avec la classe à droite Gxg={kg∣k∈Gx}G_xg=\{kg\mid k\in G_x\}.

Nous venons de montrer que

πx−1({g⋅x})=gGx.\boxed{\pi_x^{-1}(\{g\cdot x\})=gG_x.}

Autrement dit, les éléments du groupe ayant la même image de xx forment exactement une classe à gauche du stabilisateur. Voilà pourquoi le stabilisateur intervient dans le dénombrement : il décrit toutes les répétitions possibles d’une même image.

5. De ces classes à une bijection

Notons G/GxG/G_x l’ensemble des classes à gauche gGxgG_x, lorsque gg parcourt GG. Chaque élément de cet ensemble est une classe, donc un sous-ensemble de GG, et non un élément isolé du groupe.

La formule précédente montre que les classes correspondent exactement aux différentes images de xx. Elle conduit à l’application

Φ:G/Gx⟶G⋅x,gGx⟼g⋅x.\begin{aligned} \Phi:G/G_x&\longrightarrow G\cdot x,\\ gG_x&\longmapsto g\cdot x. \end{aligned}

Vérifions les trois points qui font de Φ\Phi une bijection.

Elle est bien définie. Une classe peut avoir plusieurs représentants. Si gGx=hGxgG_x=hG_x, alors h=gkh=gk pour un certain k∈Gxk\in G_x, donc h⋅x=g⋅(k⋅x)=g⋅xh\cdot x=g\cdot(k\cdot x)=g\cdot x. Le résultat ne dépend pas du représentant choisi.

Elle est injective. Si g⋅x=h⋅xg\cdot x=h\cdot x, le calcul des fibres montre que gGx=hGxgG_x=hG_x. Deux classes distinctes ne peuvent donc pas avoir la même image.

Elle est surjective. Chaque point de l’orbite s’écrit g⋅xg\cdot x pour un certain g∈Gg\in G ; il est donc l’image de gGxgG_x.

On a établi la bijection fondamentale

G/Gx ≃ G⋅x\boxed{G/G_x\ \simeq\ G\cdot x}

entre ensembles. Cette bijection existe même lorsque GG est infini.

Une correspondance qui respecte aussi les actions

Le groupe GG agit sur ses classes à gauche par

a⋅(gGx)=(ag)Gx.a\cdot(gG_x)=(ag)G_x.

C’est bien une action : si l’on change de représentant de gGxgG_x, on obtient la même classe après multiplication à gauche par aa. On a alors

Φ(a⋅(gGx))=(ag)⋅x=a⋅Φ(gGx).\Phi\bigl(a\cdot(gG_x)\bigr) =(ag)\cdot x =a\cdot\Phi(gG_x).

On dit que Φ\Phi est équivariante : faire agir aa avant ou après la correspondance revient au même. L’orbite et l’ensemble des classes portent donc la même action de GG, à un changement de représentation près.

Pourquoi G/GxG/G_x n’est pas forcément un groupe quotient

L’écriture G/GxG/G_x désigne ici seulement un ensemble de classes à gauche. Pour que la règle

(gGx)(hGx)=(gh)Gx(gG_x)(hG_x)=(gh)G_x

définisse une multiplication sur les classes, il faut que GxG_x soit un sous-groupe distingué de GG, c’est-à-dire que gGxg−1=GxgG_xg^{-1}=G_x pour tout g∈Gg\in G.

Un stabilisateur n’est pas nécessairement distingué. La bijection avec l’orbite et l’action sur les classes restent pourtant parfaitement valables. Il ne faut donc pas confondre ensemble de classes et groupe quotient.

6. Le théorème orbite-stabilisateur pour un groupe fini

Supposons maintenant GG fini. Les classes à gauche de GxG_x sont disjointes ou égales et recouvrent GG. De plus, chacune possède exactement ∣Gx∣|G_x| éléments, car

Gx⟶gGx,k⟼gkG_x\longrightarrow gG_x,\qquad k\longmapsto gk

est une bijection.

Si l’on note mm le nombre de ces classes, on compte ainsi ∣G∣=m∣Gx∣|G|=m|G_x|. Or le nombre de classes est égal au nombre de points de l’orbite. Donc

∣G∣=∣G⋅x∣ ∣Gx∣\boxed{|G|=|G\cdot x|\,|G_x|}

ou, de manière équivalente,

∣G⋅x∣=[G:Gx]=∣G∣∣Gx∣.\boxed{|G\cdot x|=[G:G_x]=\frac{|G|}{|G_x|}.}

L’écriture [G:Gx][G:G_x] s’appelle l’indice du sous-groupe GxG_x : c’est le nombre de classes à gauche de GxG_x dans GG.

Conséquence. Pour toute action d’un groupe fini, la taille de chaque orbite divise l’ordre du groupe. Cette propriété donne rapidement des contraintes possibles sur les orbites.

La bijection G/Gx≃G⋅xG/G_x\simeq G\cdot x, elle, ne suppose aucune finitude. Pour les groupes infinis, on garde cette bijection plutôt que de diviser deux cardinaux infinis.

7. Exemples : les rotations du carré et S3S_3

Un même groupe, deux stabilisateurs différents

Reprenons le groupe des rotations du carré, G={e,r,r2,r3}G=\{e,r,r^2,r^3\}.

Un même groupe, deux actions et deux stabilisateurs

Choisissez l'objet étudié, puis appliquez une rotation du carré. Fixer une diagonale signifie conserver cette diagonale comme ensemble, pas fixer chacun de ses points.

ABCDRotation : r = 90°Image du sommet A : D

Orbite : {A, B, C, D} ; stabilisateur : {e}.

Le groupe a 4 éléments ; l'orbite en contient 4 et le stabilisateur en contient 1. Donc 4 = 4 × 1.

Pour cet objet, chaque rotation donne une image distincte.

Action sur les sommets. Si AA est un sommet, les quatre rotations envoient AA sur quatre sommets distincts. Aucune rotation non triviale ne fixe AA. Donc

G⋅A=X,GA={e},∣G⋅A∣=41=4.G\cdot A=X,\qquad G_A=\{e\},\qquad |G\cdot A|=\frac41=4.

Action sur les diagonales. Prenons maintenant pour ensemble DD les deux diagonales, chacune considérée comme un ensemble de points. La rotation rr échange les diagonales, tandis que r2r^2 laisse chacune d’elles inchangée. Pour l’une des diagonales dd,

G⋅d=D,Gd={e,r2},∣G⋅d∣=42=2.G\cdot d=D,\qquad G_d=\{e,r^2\},\qquad |G\cdot d|=\frac42=2.

Les quatre éléments du groupe ne donnent que deux images distinctes de dd : ee et r2r^2 ont la même image, de même que rr et r3r^3. Les deux fibres de l’application g↦g⋅dg\mapsto g\cdot d sont précisément {e,r2}\{e,r^2\} et {r,r3}\{r,r^3\}. Elles sont chacune de cardinal 22.

Les permutations de S3S_3

Le groupe S3S_3 contient les six permutations de {1,2,3}\{1,2,3\}. Il agit naturellement sur cet ensemble par σ⋅i=σ(i)\sigma\cdot i=\sigma(i).

Fixons x=1x=1. Toutes les valeurs 1,2,31,2,3 sont atteintes, donc S3⋅1={1,2,3}S_3\cdot1=\{1,2,3\}. Les seules permutations qui fixent 11 sont l’identité et (23)(23) :

(S3)1={id,(23)}.(S_3)_1=\{\mathrm{id},(23)\}.

D’où ∣S3⋅1∣=6/2=3|S_3\cdot1|=6/2=3. Les trois classes à gauche sont représentées par

(S3)1,(12)(S3)1,(13)(S3)1,(S_3)_1,\qquad (12)(S_3)_1,\qquad (13)(S_3)_1,

et correspondent aux images respectives 11, 22 et 33. Chaque classe contient les deux permutations donnant la même image de 11.

Ici, le stabilisateur n’est pas distingué : en composant les permutations de droite à gauche,

(12)(23)(12)=(13)∉(S3)1.(12)(23)(12)=(13)\notin(S_3)_1.

L’ensemble S3/(S3)1S_3/(S_3)_1 existe bien, avec ses trois classes, mais ce n’est pas un groupe quotient.

8. Actions libres, transitives et simplement transitives

Une action est libre si aucun élément autre que l’identité ne fixe un point : pour tout x∈Xx\in X, on a Gx={e}G_x=\{e\}. Dans une action libre d’un groupe fini, chaque orbite contient donc ∣G∣|G| points.

Une action sur un ensemble non vide est transitive lorsque l’on peut envoyer n’importe quel point sur n’importe quel autre par un élément de GG. Cela revient à dire que l’ensemble est constitué d’une seule orbite.

Elle est simplement transitive si elle est à la fois libre et transitive. Pour chaque couple (x,y)(x,y), il existe alors un unique g∈Gg\in G tel que g⋅x=yg\cdot x=y. En effet, la transitivité assure l’existence ; si g⋅x=h⋅xg\cdot x=h\cdot x, alors h−1gh^{-1}g fixe xx, donc la liberté impose g=hg=h. Le raisonnement inverse établit aussi cette caractérisation.

L’action des rotations du carré sur ses sommets est simplement transitive. Autre exemple, valable pour tout groupe GG : l’action de GG sur lui-même par multiplication à gauche, a⋅g=aga\cdot g=ag, est simplement transitive.

Être libre ne signifie pas être transitive. Un groupe peut agir librement sur plusieurs orbites disjointes, comme on le verra dans un exercice.

9. Stabilisateurs conjugués sur une même orbite

Si y=g⋅xy=g\cdot x, les stabilisateurs de xx et de yy sont liés par

Gy=gGxg−1.\boxed{G_y=gG_xg^{-1}.}

En effet, pour tout h∈Gh\in G,

h∈Gy  ⟺  h⋅(g⋅x)=g⋅x  ⟺  (g−1hg)⋅x=x  ⟺  g−1hg∈Gx  ⟺  h∈gGxg−1.\begin{aligned} h\in G_y &\iff h\cdot(g\cdot x)=g\cdot x\\ &\iff (g^{-1}hg)\cdot x=x\\ &\iff g^{-1}hg\in G_x\\ &\iff h\in gG_xg^{-1}. \end{aligned}

Deux sous-groupes de la forme HH et gHg−1gHg^{-1} sont dits conjugués. Ils sont isomorphes par h↦ghg−1h\mapsto ghg^{-1} et ont donc le même cardinal lorsqu’ils sont finis.

Attention : conjugués ne signifie pas nécessairement égaux. Dans l’action naturelle de S3S_3, les stabilisateurs de 11 et 22 sont distincts, bien qu’ils soient conjugués. On comprend ainsi pourquoi tous les points d’une même orbite ont des stabilisateurs de même taille.

10. Divisibilité : une condition nécessaire, pas suffisante

Pour un groupe fini, une orbite de cardinal mm exige un stabilisateur d’ordre ∣G∣/m|G|/m. Il faut donc que mm divise ∣G∣|G|. Mais un diviseur de ∣G∣|G| ne donne pas automatiquement une orbite possible.

La condition exacte est la suivante : il existe une action de GG possédant une orbite de taille mm si et seulement si GG possède un sous-groupe d’indice mm.

Le sens direct vient du théorème. Pour la réciproque, si HH est un sous-groupe d’indice mm, le groupe GG agit sur l’ensemble G/HG/H des classes à gauche par a⋅(gH)=(ag)Ha\cdot(gH)=(ag)H. Cette action est transitive, possède mm points, et le stabilisateur de la classe HH est exactement HH.

Il s’agit de l’existence d’une action, et non d’un résultat sur toutes les actions de GG. Dans une action fixée, il faut déterminer les stabilisateurs de cette action.

Pourquoi A4A_4 ne peut avoir aucune orbite de taille 22

Le groupe alterné A4A_4 des permutations paires de quatre lettres contient 1212 éléments. Pourtant, bien que 22 divise 1212, aucune action de A4A_4 ne peut posséder d’orbite à deux éléments.

Supposons le contraire. Le stabilisateur HH d’un point de cette orbite aurait l’indice 22, donc l’ordre 66. Or un sous-groupe d’indice 22 est nécessairement distingué : il existe seulement deux classes à gauche et deux classes à droite, celle de HH et son complémentaire ; elles coïncident.

Nous pourrions alors former le groupe quotient A4/HA_4/H, d’ordre 22, et disposer d’un morphisme surjectif A4→A4/HA_4\to A_4/H.

Mais A4A_4 est engendré par les 33-cycles : ses éléments sont l’identité, huit 33-cycles et trois produits de deux transpositions disjointes ; ces derniers sont eux-mêmes des produits de 33-cycles, par exemple

(12)(34)=(123)(234).(12)(34)=(123)(234).

Dans un groupe d’ordre 22, l’image d’un élément d’ordre 33 ne peut être que l’identité, car son ordre doit diviser à la fois 33 et 22. Tout morphisme de A4A_4 vers un groupe d’ordre 22 est donc trivial : impossible qu’il soit surjectif.

Ainsi, A4A_4 n’a aucun sous-groupe d’indice 22, donc aucune orbite de cardinal 22, quelle que soit l’action considérée.

11. Comment utiliser le théorème dans un exercice ?

Face à une action d’un groupe fini, le bon réflexe n’est pas de commencer par diviser l’ordre du groupe par un nombre choisi au hasard.

  1. Préciser l’action et le point étudié. Une action sur des sommets, des diagonales ou des sous-ensembles n’a pas les mêmes stabilisateurs.
  2. Calculer le stabilisateur : quels gg satisfont exactement g⋅x=xg\cdot x=x ? Si xx est un ensemble, « le fixer » peut signifier le conserver globalement.
  3. Appliquer la formule, une fois ∣Gx∣|G_x| déterminé, puis vérifier la cohérence avec les images qu’on sait déjà obtenir.
  4. Si le cardinal est imposé à l’avance, rechercher un sous-groupe de l’indice demandé ; la seule divisibilité ne prouve pas qu’il existe.

12. Exercices progressifs

Les six exercices utilisent les notions précédentes sous des angles différents : calculer un stabilisateur, reconnaître les orbites d’une conjugaison, distinguer liberté et transitivité, puis exploiter les classes à gauche et les contraintes sur la taille des orbites.

Les corrigés détaillés sont regroupés après tous les énoncés. Ils sont masqués au départ, pour que vous puissiez chercher sans découvrir la réponse.

Exercice 1 — Les paires dans {1,2,3}\{1,2,3\}

Le groupe S3S_3 agit sur l’ensemble des parties à deux éléments de {1,2,3}\{1,2,3\} par σ⋅A={σ(a)∣a∈A}\sigma\cdot A=\{\sigma(a)\mid a\in A\}. Déterminer l’orbite et le stabilisateur de {1,2}\{1,2\}, puis vérifier la formule orbite-stabilisateur.

Exercice 2 — Conjugaison dans S3S_3

Le groupe S3S_3 agit sur lui-même par conjugaison : g⋅σ=gσg−1g\cdot\sigma=g\sigma g^{-1}. Déterminer les orbites de cette action ainsi que les stabilisateurs de id\mathrm{id}, (12)(12) et (123)(123).

Exercice 3 — Libre, mais non transitive

Soit GG un groupe et X=G×{0,1}X=G\times\{0,1\}. On pose a⋅(g,i)=(ag,i)a\cdot(g,i)=(ag,i). Montrer que cette action est libre, mais non transitive. Déterminer ses orbites.

Exercice 4 — Agir sur des classes à gauche

Soit HH un sous-groupe de GG, pas nécessairement distingué. Montrer que a⋅(gH)=(ag)Ha\cdot(gH)=(ag)H définit une action transitive de GG sur l’ensemble des classes à gauche G/HG/H. Calculer le stabilisateur de gHgH.

Exercice 5 — Une orbite de trois éléments pour A4A_4

On pose

V4={id,(12)(34),(13)(24),(14)(23)}⊂A4.V_4=\{\mathrm{id},(12)(34),(13)(24),(14)(23)\}\subset A_4.

Montrer que V4V_4 est un sous-groupe distingué de A4A_4, puis construire une action transitive de A4A_4 sur trois points. Expliquer pourquoi cela ne contredit pas l’impossibilité d’une orbite à deux éléments.

Exercice 6 — Groupes d’ordre premier

Soit GG un groupe d’ordre premier pp agissant sur un ensemble fini XX. On note

XG={x∈X∣pour tout g∈G, g⋅x=x}X^G=\{x\in X\mid \text{pour tout }g\in G,\ g\cdot x=x\}

l’ensemble des points fixés par tous les éléments de GG. Montrer que

∣X∣≡∣XG∣(modp).|X|\equiv|X^G|\pmod p.

13. Corrections détaillées

Ouvrez la correction de l’exercice qui vous intéresse. Chaque solution reprend le raisonnement, pas seulement le résultat.

Afficher la correction de l’exercice 1

Étape 1 — Déterminer ce qui peut être atteint. L’ensemble sur lequel agit S3S_3 comporte exactement trois parties à deux éléments :

{1,2},{1,3},{2,3}.\{1,2\},\qquad \{1,3\},\qquad \{2,3\}.

Les trois sont dans l’orbite de A={1,2}A=\{1,2\}. L’identité laisse AA inchangé ; la permutation (23)(23) l’envoie sur {1,3}\{1,3\} ; la permutation (13)(13) l’envoie sur {2,3}\{2,3\}. Il n’existe aucune autre partie à deux éléments. On a donc

S3⋅A={{1,2},{1,3},{2,3}}.S_3\cdot A=\bigl\{\{1,2\},\{1,3\},\{2,3\}\bigr\}.

Étape 2 — Calculer le stabilisateur. La condition σ⋅A=A\sigma\cdot A=A signifie que la permutation conserve la partie {1,2}\{1,2\} comme ensemble. Elle peut échanger les nombres 11 et 22 ; elle n’a pas à les fixer séparément. Puisque σ\sigma est une permutation des trois nombres, préserver {1,2}\{1,2\} impose aussi de fixer 33. Les seules possibilités sont alors id\mathrm{id} et (12)(12) :

(S3)A={id,(12)}.(S_3)_A=\{\mathrm{id},(12)\}.

Étape 3 — Vérifier le théorème. Puisque ∣S3∣=3!=6|S_3|=3!=6 et ∣(S3)A∣=2|(S_3)_A|=2, on retrouve

∣S3⋅A∣=∣S3∣∣(S3)A∣=62=3.|S_3\cdot A|=\frac{|S_3|}{|(S_3)_A|}=\frac62=3.

Ce résultat illustre une distinction utile : stabiliser un ensemble de deux éléments n’est pas nécessairement fixer ses deux éléments point par point.

Afficher la correction de l’exercice 2

Étape 1 — Comprendre la conjugaison. Si g∈S3g\in S_3 et σ=(ij)\sigma=(ij) est une transposition, alors

g(ij)g−1=(g(i) g(j)).g(ij)g^{-1}=(g(i)\ g(j)).

La conjugaison change donc les noms des lettres échangées, mais ne transforme pas une transposition en un 33-cycle. Plus généralement, deux permutations de S3S_3 sont conjuguées exactement lorsqu’elles ont la même structure en cycles.

Il existe trois structures possibles dans S3S_3 : l’identité, les trois transpositions et les deux 33-cycles. Les orbites de la conjugaison sont ainsi

{id},{(12),(13),(23)},{(123),(132)}.\{\mathrm{id}\},\quad \{(12),(13),(23)\},\quad \{(123),(132)\}.

On peut vérifier que les deux 33-cycles sont conjugués, par exemple avec (12)(123)(12)=(132)(12)(123)(12)=(132).

Étape 2 — Traduire « être dans le stabilisateur ». Un élément gg fixe σ\sigma pour l’action par conjugaison si et seulement si

gσg−1=σ  ⟺  gσ=σg.g\sigma g^{-1}=\sigma \iff g\sigma=\sigma g.

Le stabilisateur est donc le centralisateur de σ\sigma : l’ensemble des permutations qui commutent avec elle.

Étape 3 — Calculer les trois stabilisateurs.

Pour σ=id\sigma=\mathrm{id}, toute permutation commute avec l’identité, donc

(S3)id=S3.(S_3)_{\mathrm{id}}=S_3.

Pour σ=(12)\sigma=(12), supposons g(12)=(12)gg(12)=(12)g. Cette égalité impose que gg envoie l’unique point fixé par (12)(12), à savoir 33, sur lui-même. Il reste donc à permuter éventuellement 11 et 22. Les deux choix, id\mathrm{id} et (12)(12), commutent effectivement avec (12)(12) ; d’où

(S3)(12)={id,(12)}.(S_3)_{(12)}=\{\mathrm{id},(12)\}.

Pour σ=c=(123)\sigma=c=(123), la condition gc=cggc=cg donne, pour k=0,1,2k=0,1,2,

g(ck(1))=ck(g(1)).g(c^k(1))=c^k(g(1)).

Comme 1,c(1),c2(1)1,c(1),c^2(1) sont les trois nombres distincts, connaître g(1)g(1) détermine entièrement gg. On dispose au plus de trois possibilités, correspondant à g(1)=1,2g(1)=1,2 ou 33. Or id,c,c2\mathrm{id},c,c^2 commutent avec cc et réalisent ces trois possibilités. Ainsi

(S3)(123)={id,(123),(132)}.(S_3)_{(123)}=\{\mathrm{id},(123),(132)\}.

Étape 4 — Contrôler les cardinaux. Les stabilisateurs ont respectivement 66, 22 et 33 éléments. Le théorème donne

66=1,62=3,63=2,\frac66=1,\qquad \frac62=3,\qquad \frac63=2,

exactement les tailles des trois orbites. La conjugaison fournit donc un nouvel exemple d’action où les orbites ne sont pas toutes de même taille.

Afficher la correction de l’exercice 3

Étape 1 — Vérifier qu’il s’agit bien d’une action. Si ee est l’élément neutre de GG, alors

e⋅(g,i)=(eg,i)=(g,i).e\cdot(g,i)=(eg,i)=(g,i).

Pour a,b,g∈Ga,b,g\in G,

a⋅(b⋅(g,i))=a⋅(bg,i)=(abg,i)=(ab)⋅(g,i).a\cdot\bigl(b\cdot(g,i)\bigr) =a\cdot(bg,i) =(abg,i) =(ab)\cdot(g,i).

Les deux axiomes d’une action à gauche sont donc vérifiés.

Étape 2 — Prouver la liberté. Fixons un point (g,i)∈X(g,i)\in X. Si a∈Ga\in G le stabilise, on a

(ag,i)=(g,i),(ag,i)=(g,i),

ce qui impose ag=gag=g. En multipliant à droite par g−1g^{-1}, on obtient a=ea=e. Aucun élément non neutre ne fixe un point : l’action est libre.

Étape 3 — Déterminer les orbites. Faire agir aa sur (g,i)(g,i) donne (ag,i)(ag,i) : la deuxième coordonnée reste toujours ii. On ne peut donc jamais passer de (g,0)(g,0) à un point dont la deuxième coordonnée vaut 11.

Réciproquement, à partir de (g,i)(g,i), on peut atteindre tout (h,i)(h,i) : il suffit de choisir a=hg−1a=hg^{-1}, car (hg−1)g=h(hg^{-1})g=h. Il y a exactement deux orbites :

G×{0}etG×{1}.G\times\{0\} \quad\text{et}\quad G\times\{1\}.

Elles sont disjointes et non vides. L’action n’est donc pas transitive, quel que soit le groupe GG, même si elle est libre.

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Étape 1 — Vérifier que la formule ne dépend pas du représentant. Une classe gHgH contient plusieurs éléments, et gH=g′HgH=g'H signifie qu’il existe h∈Hh\in H tel que g′=ghg'=gh. Pour a∈Ga\in G, on a alors

ag′H=aghH=agH,ag'H=aghH=agH,

puisque hH=HhH=H. Le résultat (ag)H(ag)H est donc indépendant du choix de gg dans sa classe. La règle est bien définie sur G/HG/H.

Étape 2 — Vérifier les axiomes de l’action. D’une part, e⋅(gH)=(eg)H=gHe\cdot(gH)=(eg)H=gH. D’autre part,

a⋅(b⋅(gH))=a⋅(bgH)=(abg)H=(ab)⋅(gH).a\cdot\bigl(b\cdot(gH)\bigr) =a\cdot(bgH) =(abg)H =(ab)\cdot(gH).

Il s’agit bien d’une action à gauche.

Étape 3 — Montrer la transitivité. Prenons deux classes quelconques gHgH et g′Hg'H. En choisissant a=g′g−1a=g'g^{-1}, nous obtenons

a⋅(gH)=(g′g−1g)H=g′H.a\cdot(gH)=(g'g^{-1}g)H=g'H.

On peut donc atteindre n’importe quelle classe depuis n’importe quelle autre : l’action est transitive.

Étape 4 — Calculer le stabilisateur. Un élément a∈Ga\in G fixe la classe gHgH exactement lorsque

a⋅(gH)=gH  ⟺  (ag)H=gH  ⟺  g−1ag∈H  ⟺  a∈gHg−1.\begin{aligned} a\cdot(gH)=gH &\iff (ag)H=gH\\ &\iff g^{-1}ag\in H\\ &\iff a\in gHg^{-1}. \end{aligned}

Par conséquent,

GgH=gHg−1.\boxed{G_{gH}=gHg^{-1}.}

En particulier, le stabilisateur de la classe H=eHH=eH est HH.

Faut-il que HH soit distingué ? Non. Nous n’avons utilisé que le fait que HH est un sous-groupe. La normalité serait nécessaire pour faire de G/HG/H un groupe quotient par multiplication des classes ; elle ne l’est ni pour former l’ensemble des classes à gauche ni pour construire cette action. L’action de S3S_3 sur S3/{id,(12)}S_3/\{\mathrm{id},(12)\} fournit justement un exemple avec un sous-groupe non distingué.

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Étape 1 — Montrer que V4V_4 est un sous-groupe. Posons

u=(12)(34),v=(13)(24),w=(14)(23).u=(12)(34),\quad v=(13)(24),\quad w=(14)(23).

Chacun de ces éléments a pour carré l’identité : u2=v2=w2=eu^2=v^2=w^2=e. Avec la convention de composition de droite à gauche, on calcule aussi

uv=vu=w,vw=wv=u,wu=uw=v.uv=vu=w,\qquad vw=wv=u,\qquad wu=uw=v.

L’ensemble {e,u,v,w}\{e,u,v,w\} contient donc l’identité et est stable par produit et passage à l’inverse : c’est un sous-groupe de A4A_4, de cardinal 44. Il est appelé groupe de Klein et noté V4V_4.

Étape 2 — Montrer qu’il est distingué. Pour n’importe quelle permutation g∈S4g\in S_4, la conjugaison transforme une double transposition en une double transposition :

g(ij)(kℓ)g−1=(g(i) g(j))(g(k) g(ℓ)).g(ij)(k\ell)g^{-1}=(g(i)\ g(j))(g(k)\ g(\ell)).

Il n’existe que trois doubles transpositions sur quatre lettres, précisément uu, vv et ww. La conjugaison par g∈A4g\in A_4 permute donc les trois éléments non triviaux de V4V_4 et fixe ee. Ainsi

gV4g−1=V4(g∈A4).gV_4g^{-1}=V_4\qquad(g\in A_4).

Le sous-groupe V4V_4 est bien distingué dans A4A_4.

Étape 3 — Construire l’action demandée. Puisque ∣A4∣=12|A_4|=12 et ∣V4∣=4|V_4|=4, l’indice de V4V_4 est

[A4:V4]=124=3.[A_4:V_4]=\frac{12}{4}=3.

L’ensemble des classes à gauche A4/V4A_4/V_4 contient donc exactement trois éléments. On fait agir A4A_4 sur cet ensemble par

g⋅(aV4)=(ga)V4.g\cdot(aV_4)=(ga)V_4.

L’exercice 4 montre que cette action est transitive et que le stabilisateur de la classe V4V_4 est précisément V4V_4. On a donc construit une orbite de cardinal 33. Comme V4V_4 est distingué, l’ensemble des classes possède ici aussi une structure de groupe quotient, mais cette structure supplémentaire n’était pas nécessaire à l’action.

Pourquoi n’y a-t-il pas de contradiction ? Une orbite de taille 33 correspond à un sous-groupe d’indice 33, que nous venons de construire. Une orbite de taille 22 exigerait un autre sous-groupe, d’indice 22 et donc d’ordre 66. Or nous avons montré plus haut qu’un tel sous-groupe n’existe pas dans A4A_4. Le fait que 22 et 33 divisent tous deux 1212 ne garantit pas que les deux indices soient réalisés par des sous-groupes.

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Étape 1 — Examiner la taille des orbites. Pour chaque x∈Xx\in X, le théorème orbite-stabilisateur donne

∣G⋅x∣=∣G∣∣Gx∣=p∣Gx∣.|G\cdot x|=\frac{|G|}{|G_x|}=\frac{p}{|G_x|}.

Puisque GxG_x est un sous-groupe de GG, son ordre divise pp. Or pp est premier : les seules possibilités sont ∣Gx∣=1|G_x|=1 ou ∣Gx∣=p|G_x|=p. Toute orbite contient donc soit pp points, soit un seul point.

Étape 2 — Identifier les orbites à un seul point. Si G⋅x={x}G\cdot x=\{x\}, alors g⋅x=xg\cdot x=x pour tout g∈Gg\in G. C’est exactement la condition x∈XGx\in X^G. À l’inverse, si tout élément du groupe fixe xx, son orbite se réduit à {x}\{x\}.

Les orbites à un élément correspondent donc exactement aux points de XGX^G.

Étape 3 — Compter toutes les orbites. Les orbites forment une partition de l’ensemble fini XX. Les orbites à un élément apportent chacune un point, soit ∣XG∣|X^G| points au total. Toutes les autres orbites ont pp éléments. Si leur nombre est kk, on obtient

∣X∣=∣XG∣+kp.|X|=|X^G|+kp.

En retranchant ∣XG∣|X^G|, on voit que la différence ∣X∣−∣XG∣|X|-|X^G| est un multiple de pp. C’est précisément

∣X∣≡∣XG∣(modp).\boxed{|X|\equiv|X^G|\pmod p.}

Si XX est vide, les deux membres valent 00 et la congruence reste vraie. Ce raisonnement est un modèle courant : décomposer un ensemble en orbites, puis compter séparément les orbites de taille particulière.

Pour aller plus loin

Les actions de groupes permettent de compter des objets en tenant compte de leurs symétries. Mais elles interviennent aussi en algèbre linéaire : par exemple, les décalages cycliques donnent des opérateurs dont les propriétés reflètent une structure de groupe cyclique.

Pour explorer ce second point de vue dans un problème de niveau MP/MPI : Décalages cycliques, matrices circulantes et transformée de Fourier.