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Classes préparatoires · Première année · BCPST1

Programme de mathématiques en BCPST1

Le programme de BCPST1 part explicitement des acquis de Première spécialité mathématiques et de Terminale mathématiques complémentaires. Il construit un socle opératoire en analyse, matrices, probabilités et statistiques, fortement relié aux autres sciences.

Programme en vigueur depuis la rentrée 2021-2022

Un niveau d’entrée explicitement adapté à la filière

Le programme officiel place la BCPST1 dans la continuité de la Première spécialité mathématiques et de la Terminale mathématiques complémentaires. La Terminale spécialité mathématiques n’est donc pas prise comme prérequis commun à tous les étudiants.

Cette donnée explique l’esprit du programme : les développements trop formels ou trop théoriques doivent être évités, tandis que les applications, les exercices, les problèmes et les liens avec la physique, la chimie, la biologie, les sciences de la Terre et l’informatique occupent une place importante. L’objectif n’est pas de former des mathématiciens professionnels, mais de donner des outils solides à de futurs scientifiques.

L’année est organisée en deux parties de volume comparable correspondant aux deux semestres. À l’intérieur de chacune, l’ordre des chapitres n’est pas imposé.

Premier semestre : construire rapidement une boîte à outils scientifique

Le début d’année reprend avec une ambition mesurée la logique, les ensembles et le raisonnement, puis consolide les nombres réels et la trigonométrie. Ces éléments servent d’outils : le programme précise par exemple que la logique et le vocabulaire ensembliste ne peuvent pas constituer le thème principal d’une question d’écrit ou d’oral.

Les nombres complexes constituent en revanche un apport important, présenté comme entièrement nouveau pour la majorité des étudiants. Ils sont notamment utilisés pour les suites récurrentes linéaires et les équations différentielles à coefficients constants.

En analyse, le premier semestre installe les fonctions usuelles, les suites récurrentes simples, les techniques de dérivation, de primitivation et d’intégration ainsi que les équations différentielles linéaires utiles dans les autres sciences. Le programme traite en particulier les équations linéaires du premier ordre et celles du second ordre à coefficients constants.

Systèmes linéaires et matrices avant l’algèbre abstraite

L’algèbre linéaire est d’abord abordée par le calcul : résolution de systèmes par pivot de Gauss, calcul matriciel, rang, inversibilité et recherche pratique d’une matrice inverse. Le déterminant n’est introduit que pour les matrices de taille 2 × 2 ; les formules de Cramer ne sont pas exigibles.

Cette progression est volontaire. En première année, on travaille essentiellement dans ℝⁿ et, occasionnellement, ℂⁿ. La notion générale d’espace vectoriel comme objet abstrait est réservée à la BCPST2. L’objectif est d’acquérir d’abord une pratique concrète du calcul multidimensionnel avant sa formalisation générale.

Géométrie et statistiques : des outils au service des applications

La géométrie du plan et de l’espace consolide vecteurs, droites, plans, produit scalaire et projections orthogonales. Elle sert surtout de support intuitif à l’algèbre linéaire et de langage commun avec la physique et la géologie. Le texte officiel précise qu’une épreuve écrite ou orale de mathématiques ne doit pas reposer sur ce chapitre.

La statistique descriptive occupe également une place explicite : représentations de données, moyenne, médiane, variance, quartiles, covariance, coefficient de corrélation et ajustement affine par la méthode des moindres carrés. Les exemples sont naturellement reliés à des données issues des sciences expérimentales.

Second semestre : convergence, intégration et développements limités

Le second semestre reprend les polynômes réels, considérés encore comme des fonctions polynomiales : le polynôme comme objet formel et les fractions rationnelles ne sont introduits qu’ultérieurement. La division euclidienne et la factorisation générale dans ℝ sont hors programme à ce stade.

L’analyse approfondit ensuite les suites, les limites et la continuité. La définition de la convergence avec ε et un rang est présentée, mais sans technicité spécifique ; la notion générale de suite extraite est hors programme.

L’intégration sur un segment est formalisée, avec intégration par parties et changement de variable. Les développements limités sont introduits jusqu’aux usages classiques : équivalents, limites et étude locale. La formule de Taylor-Young est admise, et les calculs numériques de développements limités ne doivent pas rechercher la virtuosité — le programme recommande d’éviter les ordres supérieurs à 3 dans ces exercices.

Probabilités : un cadre fini en première année

Les probabilités de BCPST1 restent dans un cadre fini. Le programme travaille le dénombrement, les probabilités conditionnelles, l’indépendance et les variables aléatoires prenant un nombre fini de valeurs, avec espérance, variance et lois usuelles comme la loi binomiale.

Ce choix constitue une frontière importante : tout ce qui concerne les variables aléatoires ayant une infinité de valeurs est repoussé à la deuxième année. Les probabilités servent ainsi à la fois de domaine d’application, de terrain de modélisation et de motivation pour plusieurs outils d’analyse.

Fonctions de deux variables : une initiation utile mais non centrale à l’examen

La BCPST1 introduit enfin les fonctions réelles de deux variables : surfaces, lignes de niveau, dérivées partielles, gradient, points critiques et dérivées partielles secondes. Le théorème de Schwarz est admis et les conditions suffisantes générales d’extrémalité sont hors programme.

Le statut de ce chapitre est très particulier : le texte officiel indique qu’une épreuve écrite ou orale de mathématiques ne doit pas reposer sur lui. Il fournit surtout un langage utile pour la cartographie, la thermodynamique, la géologie, l’optimisation simple et l’interprétation de petites variations.

Ce qu’il faut retenir de l’esprit de la BCPST1

Le programme est large mais volontairement calibré. Il privilégie la maîtrise opératoire, la modélisation et les connexions avec les autres sciences plutôt qu’une accumulation de théorie abstraite. La deuxième année formalise ensuite plusieurs objets seulement approchés en BCPST1 et étend fortement les probabilités.

Sources officielles

Consulter le texte de référence

Pour vérifier une définition, une limite du programme ou le statut d’une démonstration, consultez l’annexe officielle ci-dessous.

Programme de mathématiques BCPST1

Programmes de la classe préparatoire scientifique BCPST

Bulletin officiel n°26 du 1er juillet 2021 · NOR ESRS2108111A

Application en première année depuis la rentrée 2021-2022

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