Dérivation
L’étude des évolutions se recentre sur des modèles accessibles sans calcul différentiel.
Changement de programme · Première générale sans spécialité maths
Le programme 2026 ne se contente pas de réorganiser l’ancien texte : la dérivation disparaît, la modélisation quadratique entre au programme et plusieurs contenus de statistiques et probabilités évoluent.
En un coup d’œil
Les points ci-dessous donnent les différences les plus utiles à repérer avant de lire l’analyse détaillée. Ils distinguent ce qui change réellement de ce qui reste dans la continuité du programme précédent.
L’étude des évolutions se recentre sur des modèles accessibles sans calcul différentiel.
Les élèves rencontrent davantage les modèles de degré 2, sans reprendre le programme complet de la spécialité.
Le travail statistique devient plus directement lié à la modélisation de relations entre deux grandeurs.
Le nouveau texte précise ce que l’élève doit réellement savoir reconnaître et utiliser dans ces situations.
Dans le programme de 2022, les élèves de Première générale sans spécialité mathématiques rencontraient la variation instantanée, le nombre dérivé, la tangente à une courbe, la fonction dérivée et l’utilisation de son signe pour étudier les variations. Ces notions occupaient une vraie place dans la partie consacrée aux phénomènes d’évolution.
Le programme de 2026 ne reprend plus la dérivation dans cet enseignement. Il ne s’agit donc pas d’un simple changement de vocabulaire ou d’un déplacement de quelques lignes : le calcul différentiel n’est plus un attendu de cette Première sans spécialité.
Cette évolution distingue davantage ce parcours de celui des élèves qui suivent la spécialité mathématiques.
En parallèle, le nouveau programme fait apparaître explicitement la modélisation quadratique. Les élèves travaillent des modèles donnés par des polynômes de degré 2, leurs représentations paraboliques et différentes écritures utiles pour interpréter un problème.
L’objectif n’est pas de reproduire tout le chapitre de second degré de la spécialité. Le programme vise surtout à savoir reconnaître et exploiter un modèle quadratique dans une situation concrète, lire graphiquement ses caractéristiques et choisir une écriture adaptée.
On peut donc résumer ce déplacement ainsi : moins de calcul différentiel, davantage de comparaison entre modèles linéaires, quadratiques et exponentiels.
Le texte de 2022 proposait déjà une analyse de données à deux caractères, avec notamment des tableaux croisés. Le programme 2026 va plus loin dans une autre direction : il demande explicitement d’étudier deux caractères quantitatifs.
Cela conduit au nuage de points, au point moyen et à l’ajustement affine. L’élève doit pouvoir utiliser un ajustement pour interpoler ou extrapoler, tout en gardant un regard critique sur la pertinence du modèle.
Ce changement rapproche davantage les statistiques de la modélisation : on ne se contente plus de décrire deux caractères, on cherche aussi une relation numérique possible entre eux.
Les probabilités conditionnelles figuraient déjà dans le programme précédent, et l’indépendance y était déjà évoquée. Il serait donc faux de présenter l’indépendance comme une notion entièrement nouvelle en 2026.
La différence est plutôt dans le niveau d’explicitation des attendus. Le nouveau texte identifie plus clairement l’indépendance et la répétition d’épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes, dans des situations de taille limitée adaptées à cet enseignement.
Pour l’élève, cela signifie qu’il faut savoir reconnaître la structure probabiliste d’une situation, et pas seulement appliquer une formule à un arbre déjà construit.
L’épreuve anticipée de mathématiques concerne bien les élèves de Première sans spécialité, mais elle ne constitue pas à elle seule un changement entre les programmes de 2022 et 2026 : son cadre a été fixé séparément et elle a été organisée dès juin 2026.
Il faut donc distinguer deux sujets : d’un côté le contenu du nouveau programme applicable en 2026-2027, de l’autre les modalités de l’épreuve anticipée. Les deux sont liés dans la préparation de l’élève, mais ils ne doivent pas être confondus lorsqu’on compare les textes officiels.
Comparaison rapide
Ce tableau de lecture résume la situation sans remplacer les nuances expliquées plus haut ni le texte officiel.
Avant
Le programme de 2022 introduisait le nombre dérivé, la tangente, la fonction dérivée et l’étude des variations à l’aide du signe de la dérivée.
Nouveau programme
Le programme de 2026 ne comporte plus de chapitre de dérivation pour les élèves qui ne suivent pas la spécialité mathématiques.
Avant
Le programme précédent mettait surtout en avant les évolutions linéaires et exponentielles, complétées par la dérivation.
Nouveau programme
Le nouveau texte introduit explicitement les modèles quadratiques : polynômes du second degré, paraboles, sommet et formes adaptées aux problèmes.
Avant
Le texte de 2022 travaillait surtout le croisement de deux caractères dans des tableaux et des représentations de données.
Nouveau programme
Le programme 2026 introduit deux caractères quantitatifs, le nuage de points, le point moyen et l’ajustement affine pour interpoler ou extrapoler.
Avant
La probabilité conditionnelle était au programme et l’indépendance apparaissait déjà de manière intuitive.
Nouveau programme
L’indépendance et la répétition d’épreuves de Bernoulli identiques et indépendantes sont davantage explicitées dans les attendus.
Sources officielles
Les explications ci-dessus servent à rendre le programme plus lisible. Le Bulletin officiel reste le texte officiel de référence.
Programme précédent
Bulletin officiel n°27 du 7 juillet 2022 · NOR MENE2218178A
Texte remplacé à partir de la rentrée 2026-2027
Ouvrir le texte officiel →Nouveau programme
Bulletin officiel n°14 du 2 avril 2026 · NOR MENE2602916A
Application à partir de la rentrée 2026-2027
Ouvrir le texte officiel →Analyse et explications : AlgèBrille. Les textes réglementaires sont reliés à leur source officielle pour permettre une vérification directe.