Probabilités conditionnelles
Un élève qui poursuit en Première doit désormais arriver avec ce socle déjà installé.
Changement de programme · Seconde
Le programme de Seconde applicable depuis septembre 2026 conserve une grande partie du socle antérieur, mais déplace certaines notions et rend plusieurs attendus plus explicites.
En un coup d’œil
Les points ci-dessous donnent les différences les plus utiles à repérer avant de lire l’analyse détaillée. Ils distinguent ce qui change réellement de ce qui reste dans la continuité du programme précédent.
Un élève qui poursuit en Première doit désormais arriver avec ce socle déjà installé.
L’interprétation de données prend une place plus structurée dès la Seconde.
Le calcul et les techniques de base deviennent plus visibles dans les attendus, notamment en vue de la Première.
Le cadrage réglementaire évolue sans qu’il soit correct d’en déduire que les systèmes disparaissent de tout raisonnement.
Le nouveau programme conserve les grands piliers de la Seconde : nombres et calcul algébrique, géométrie, fonctions, statistiques et probabilités, algorithmique, logique et raisonnement.
Les différences utiles sont donc moins visibles dans une simple liste de grands chapitres que dans les capacités demandées et le moment où certaines notions sont introduites.
C’est notamment le cas des probabilités, où le déplacement est suffisamment net pour modifier la transition entre Seconde et Première.
Le programme de 2026 introduit explicitement en Seconde les probabilités conditionnelles ainsi que leur représentation à l’aide d’arbres pondérés. Il demande également de travailler sur le croisement de deux variables qualitatives, avec fréquences marginales et conditionnelles.
Dans l’organisation précédente, la probabilité conditionnelle était introduite en Première spécialité. Ce déplacement vers la Seconde est donc un changement concret : l’élève qui poursuit les mathématiques en Première n’abordera plus le conditionnement pour la première fois à ce moment-là.
Il ne suffit pas de savoir appliquer une formule. L’enjeu est de distinguer la population de référence, l’événement sur lequel on conditionne et l’événement dont on cherche la probabilité.
Le nouveau texte détaille davantage certaines représentations et situations statistiques, notamment lorsqu’on regroupe des données continues en classes ou lorsqu’on étudie des données croisées.
Histogrammes, fréquences cumulées et lecture de tableaux doivent être compris comme des moyens d’interpréter une distribution, pas comme une collection de dessins à reproduire.
Cette partie se rapproche donc davantage du travail de modélisation et d’interprétation que l’élève rencontrera ensuite.
Le programme de 2019 insistait déjà sur l’importance des automatismes dans son approche pédagogique. Celui de 2026 leur donne une section identifiée dans l’organisation du programme.
Le changement est donc à formuler avec précision : l’entraînement aux techniques élémentaires n’apparaît pas en 2026, mais les attendus correspondants sont rendus plus visibles et plus structurés.
Cela compte particulièrement avec l’épreuve anticipée de mathématiques passée en Première, dont une partie évalue justement des automatismes sans calculatrice.
Le programme de 2019 listait explicitement la résolution d’un système de deux équations linéaires à deux inconnues parmi les capacités liées à la géométrie repérée.
Dans le texte de 2026, la capacité explicitement formulée porte notamment sur la détermination du point d’intersection de deux droites sécantes données par leur équation réduite. La résolution générale d’un système 2 × 2 n’est plus énoncée comme une capacité distincte au même endroit.
Il serait excessif d’en conclure qu’aucun système ne peut jamais apparaître dans un raisonnement. La différence certaine porte sur ce que le programme choisit d’identifier explicitement comme capacité attendue.
Malgré les déplacements de contenu, les mêmes fondations demeurent décisives : calcul littéral, équations et inéquations, lecture des fonctions, vecteurs, coordonnées et rédaction logique.
Pour un élève qui envisage la spécialité mathématiques, le meilleur usage de cette réforme n’est donc pas de chercher uniquement « les nouveaux chapitres ». Il faut surtout comprendre que certaines connaissances arrivent plus tôt et seront considérées comme acquises l’année suivante.
Comparaison rapide
Ce tableau de lecture résume la situation sans remplacer les nuances expliquées plus haut ni le texte officiel.
Avant
Elles étaient introduites explicitement en Première spécialité.
Nouveau programme
Elles sont travaillées dès la Seconde, avec notamment les arbres pondérés et les fréquences conditionnelles.
Avant
Le programme détaillait moins certaines situations de données regroupées ou croisées.
Nouveau programme
Le texte de 2026 explicite davantage histogrammes, fréquences cumulées et croisement de variables qualitatives.
Avant
Le programme de 2019 demandait déjà de les développer, sans en faire une partie autonome du sommaire.
Nouveau programme
Le programme de 2026 leur consacre une section explicitement identifiée.
Avant
La résolution d’un système de deux équations linéaires à deux inconnues était explicitement listée comme capacité.
Nouveau programme
Le texte met explicitement l’accent sur la détermination du point d’intersection de deux droites données par leur équation réduite.
Sources officielles
Les explications ci-dessus servent à rendre le programme plus lisible. Le Bulletin officiel reste la référence réglementaire.
Programme précédent
Bulletin officiel spécial n°1 du 22 janvier 2019 · NOR MENE1901631A
Applicable jusqu’à la fin de l’année scolaire 2025-2026
Ouvrir le texte officiel →Nouveau programme
Bulletin officiel n°14 du 2 avril 2026 · NOR MENE2602914A
Application à partir de la rentrée 2026-2027
Ouvrir le texte officiel →Analyse et explications : AlgèBrille. Les textes réglementaires sont reliés à leur source officielle pour permettre une vérification directe.