Aller au contenu

Changement de programme · Première spécialité

Programme de Première spé maths 2026 : comparaison complète avec 2019

Le programme 2026 conserve l’essentiel de l’ossature de 2019, mais plusieurs attendus changent réellement : automatismes explicités, contenus déplacés entre classes, nouveaux attendus en analyse et probabilités, et quelques allègements précis.

Nouveau programme applicable depuis la rentrée 2026-2027

En un coup d’œil

Ce qui change en bref

Les principaux écarts par rapport au programme précédent, avant d’entrer dans le détail.

01

Automatismes

L’entraînement régulier devient beaucoup plus explicite dans le texte officiel, sans constituer pour autant un nouveau chapitre.

02

Probabilités conditionnelles

Le conditionnement devient un prérequis de Première plutôt qu’une notion découverte pour la première fois dans l’année.

03

Fonctions paires et impaires

La symétrie des courbes est désormais reliée explicitement à la parité dans l’étude générale des fonctions.

04

Approximation linéaire

Ce n’est pas une notion entièrement nouvelle, mais son statut et le niveau d’exigence deviennent nettement plus explicites.

05

Trigonométrie

Une partie identifiable de la trigonométrie est déplacée de la Première vers la Terminale, et non supprimée du parcours.

06

Répétitions de Bernoulli

Le travail sur les répétitions est renforcé parmi les contenus ordinaires du chapitre de probabilités.

07

Variables aléatoires

Deux propriétés précises prennent une place plus forte dans le chapitre des variables aléatoires.

08

Géométrie

La géométrie reste très proche dans son ensemble, mais plusieurs capacités changent de statut ou de niveau d’explicitation.

Synthèse : les changements qui comptent le plus

Le mot « nouveau » peut donner une impression trompeuse : le programme de Première spécialité n’est pas entièrement refondu. Les suites, le second degré, l’essentiel de la dérivation, l’exponentielle, le produit scalaire, les variables aléatoires et l’algorithmique restent très largement reconnaissables.

Les différences réelles se trouvent surtout dans le statut précis des contenus, dans leur niveau d’explicitation et dans quelques déplacements entre la Seconde, la Première et la Terminale.

Cadre pédagogique : évaluation, travail personnel et intelligence artificielle

Les intentions majeures et les six compétences mathématiques restent quasiment identiques entre les deux textes. En revanche, certaines consignes pédagogiques deviennent nettement plus précises en 2026.

L’évaluation est davantage décrite comme formative

Le programme de 2019 énumérait surtout des modalités d’évaluation : devoirs surveillés avec ou sans calculatrice, devoirs en temps libre, travaux de recherche, travaux pratiques ou exposés oraux.

Le texte de 2026 change de focale. Il demande explicitement que l’évaluation ait une visée formative, que les élèves soient informés en amont des éléments évalués et que le retour sur l’évaluation aide à identifier réussites, erreurs et pistes de progrès. Il relie aussi explicitement l’évaluation aux six compétences : chercher, modéliser, représenter, raisonner, calculer et communiquer.

Ce n’est pas une nouvelle notion mathématique ni une nouvelle forme obligatoire de contrôle ; c’est un renforcement du cadrage pédagogique officiel.

Nature du changement : renforcé et devenu explicite.

Le travail personnel est davantage cadré, avec une mention explicite de l’IA

Les deux programmes considèrent le travail hors classe comme indispensable à la consolidation des apprentissages. Le texte de 2026 ajoute toutefois que ces travaux peuvent servir à approfondir, réviser ou remédier, qu’ils doivent avoir des objectifs explicites, être adaptés aux besoins des élèves et faire l’objet d’un retour individualisé.

Il ajoute surtout une phrase qui n’existait pas dans le texte de 2019 : les professeurs doivent préciser le cadre et les modalités d’usage des outils d’intelligence artificielle dans le travail personnel des élèves.

Cette disposition concerne les conditions de travail et d’apprentissage ; elle ne crée évidemment aucun contenu mathématique sur l’intelligence artificielle.

Nature du changement : renforcé / nouveau cadrage explicite.

Vocabulaire ensembliste, logique, algorithmique et automatismes

L’organisation du programme change, mais pas ses grands objectifs

En 2019, le programme était présenté en cinq grandes parties : algèbre, analyse, géométrie, probabilités et statistiques, algorithmique et programmation. Le vocabulaire ensembliste et logique était traité comme un thème transversal en fin de texte.

En 2026, le texte distingue quatre parties thématiques — algèbre, analyse, géométrie, probabilités et statistiques — et trois parties transversales : vocabulaire ensembliste et logique, algorithmique et programmation, automatismes.

La conséquence est surtout une clarification de structure. L’algorithmique ne disparaît pas : elle est au contraire explicitement pensée comme transversale aux différents chapitres.

Quelques notations ensemblistes deviennent explicites

Le noyau du vocabulaire de 2019 reste présent : appartenance, inclusion, réunion, intersection, complémentaire, ensembles de nombres, intervalles, couples, produit cartésien, implication, équivalence, conditions nécessaires ou suffisantes, quantificateurs et négation.

Le texte de 2026 ajoute cependant explicitement à cette liste l’ensemble vide, sa notation, les accolades utilisées pour décrire un ensemble et la notation Card(A) pour le nombre d’éléments d’un ensemble fini.

Il demande aussi de savoir formuler la contraposée d’une implication. La contraposée n’est donc pas entièrement nouvelle : le programme de 2019 demandait déjà de produire des raisonnements par contraposée. Ce qui change est son explicitation parmi les formulations à maîtriser.

Nature du changement : devenu explicite.

L’algorithmique et les listes sont essentiellement inchangées

La notion de liste n’est pas une nouveauté de 2026. Le programme de 2019 la présentait déjà comme la seule notion nouvelle de cette partie en Première et demandait de générer, manipuler, parcourir et itérer sur des listes. Le texte de 2026 reprend ces mêmes capacités.

Variables, instructions conditionnelles, boucles, fonctions, Python et programmation modulaire restent également dans la continuité du texte précédent.

Nature du changement : inchangé dans le fond, avec un positionnement plus clairement transversal.

Les automatismes deviennent une partie explicite et détaillée

Le programme de 2019 expliquait déjà qu’un élève devait disposer d’automatismes et recommandait des activités rituelles, notamment de calcul mental, réfléchi, numérique ou littéral. Les automatismes n’apparaissent donc pas en 2026.

Le changement est leur formalisation. Le programme 2026 leur consacre une partie spécifique et énumère des capacités à entretenir toute l’année :

Le texte précise en outre que les automatismes de Seconde doivent continuer à être entretenus en Première. Ils ne constituent pas un chapitre isolé à traiter une fois : ils doivent être travaillés régulièrement.

Nature du changement : renforcé et devenu explicite.

Algèbre : suites et second degré

Les suites changent très peu

Les modes de génération d’une suite, les suites arithmétiques et géométriques, les sommes de termes, le sens de variation, la modélisation d’évolutions discrètes et les algorithmes de seuil restent pratiquement identiques.

Une précision apparaît toutefois dans le contenu consacré à la limite : en 2019, le programme parlait d’une introduction intuitive à une limite « finie ou infinie ». En 2026, il ajoute explicitement « ou l’absence de limite ». La capacité reste de conjecturer, dans des cas simples, la limite éventuelle d’une suite.

Il s’agit donc d’une précision réelle, mais pas d’un nouveau chapitre sur les limites ni d’une formalisation supplémentaire de leur définition.

Nature du changement : devenu explicite, de portée limitée.

Le second degré est pratiquement inchangé

Racines, signe, somme et produit des racines, forme canonique, discriminant, factorisation, équations du second degré et choix de la forme adaptée restent formulés de façon très proche dans les deux programmes.

La résolution de l’équation du second degré reste une démonstration attendue. Les approfondissements proposés sont eux aussi pratiquement les mêmes.

Nature du changement : inchangé dans le fond.

Analyse : dérivation, variations, exponentielle et trigonométrie

L’approximation linéaire change réellement de statut

L’approximation linéaire n’apparaît pas ex nihilo en 2026.

En 2019, elle était déjà évoquée dans les objectifs de l’analyse : le calcul de f(a+h)−f(a)f(a+h)-f(a) pour de petites valeurs de hh devait faire apparaître cette idée. Elle n’était donc pas absente du programme.

En 2026, elle devient cependant un contenu identifié : la fonction affine tangente est explicitement reliée à l’approximation

f(a+h)≈f(a)+f′(a)h.f(a+h)\approx f(a)+f'(a)h.

Le programme ajoute aussi parmi les capacités attendues le fait de calculer une valeur approchée de f(a+h)f(a+h).

Nature du changement : renforcé et devenu explicite, mais pas entièrement nouveau.

Les règles de dérivation sont légèrement redistribuées

L’essentiel ne change pas : fonctions dérivées usuelles, somme, produit, inverse, quotient, puissances, tangentes et calcul de fonctions dérivées restent au programme.

Deux nuances doivent toutefois être signalées :

La règle générale de composition affine n’est donc plus énoncée comme contenu à cet endroit, tandis qu’un cas important lié à l’exponentielle est explicitement attendu.

Autre détail : en 2019, savoir retrouver à partir de la définition le nombre dérivé ou la fonction dérivée des fonctions carré et inverse figurait parmi les capacités attendues. En 2026, cette capacité n’est plus formulée séparément, mais les dérivées de la fonction carrée et de la fonction inverse restent parmi les démonstrations du programme.

Nature du changement : reformulé et légèrement allégé dans la formulation des capacités.

La courbe de la fonction valeur absolue n’est plus un attendu propre à la Première

En 2019, le contenu de dérivation associait à la fonction valeur absolue sa courbe représentative et l’étude de sa non-dérivabilité en 0.

En 2026, la Première ne mentionne plus ici que l’étude de la dérivabilité en 0. La courbe de x↦∣x∣x\mapsto |x| reste toutefois dans le parcours : le nouveau programme de Seconde demande déjà sa définition et sa courbe représentative.

Nature du changement : déplacé plus tôt / allégé en Première.

Les fonctions paires et impaires deviennent un contenu général explicite

Le programme 2026 ajoute, dans « Variations et courbes représentatives des fonctions », la représentation algébrique et graphique de fonctions paires et impaires, avec sa traduction géométrique.

En 2019, la parité était déjà rencontrée pour sinus et cosinus, mais elle n’était pas formulée comme un contenu général de l’étude des fonctions.

Le changement porte donc sur la généralisation et l’explicitation du concept, pas sur l’apparition du mot « parité » dans l’enseignement des mathématiques.

Nature du changement : nouveau comme attendu général de Première.

La fonction exponentielle reste très stable

Définition de l’exponentielle par f′=ff'=f et f(0)=1f(0)=1, propriétés algébriques, nombre ee, signe, variations, courbe et modélisation de croissances ou décroissances exponentielles restent présents.

Le lien avec les suites géométriques, formulé très précisément en 2019, est résumé en 2026 par « lien avec les suites géométriques ». Cela ne traduit pas un changement mathématique substantiel.

La nouveauté de formulation la plus nette est l’attendu déjà mentionné sur la dérivée de t↦eatt\mapsto e^{at}.

Nature du changement : essentiellement inchangé, avec un attendu rendu explicite.

Une partie de la trigonométrie est déplacée vers la Terminale

En 2019, la Première comprenait :

En 2026, la Première conserve les trois premiers blocs, mais ne comporte plus l’étude des fonctions sinus et cosinus, de leur parité, de leur périodicité ni de leurs courbes.

Ces notions ne sont pas abandonnées : le nouveau programme de Terminale, applicable à partir de 2027-2028, comporte une section « Fonctions sinus et cosinus » avec parité, périodicité, courbes, dérivées et variations.

Nature du changement : déplacé de la Première vers la Terminale.

Géométrie : produit scalaire et géométrie repérée

Le cœur du produit scalaire reste en place

Définition par projection orthogonale et cosinus, orthogonalité, bilinéarité, symétrie, expression en base orthonormée, formule d’Al-Kashi et résolution de problèmes géométriques restent au programme.

Le texte de 2026 explicite cependant deux éléments supplémentaires :

Ces ajouts précisent des outils cohérents avec le chapitre existant plutôt qu’ils n’introduisent un nouveau domaine.

Nature du changement : renforcé / devenu explicite.

La référence à l’espace disparaît de cette capacité de Première

En 2019, l’une des capacités demandait d’utiliser le produit scalaire pour calculer un angle ou une longueur dans le plan ou dans l’espace. En 2026, la même capacité est formulée uniquement dans le plan.

Cela ne signifie pas que la géométrie dans l’espace disparaît du lycée : le nouveau programme de Terminale comporte plusieurs sections consacrées aux vecteurs, droites, plans, orthogonalité et distances dans l’espace.

Nature du changement : allégé en Première.

La projection orthogonale devient un contenu explicite de géométrie repérée

En 2019, déterminer les coordonnées du projeté orthogonal d’un point sur une droite était déjà une capacité attendue, mais « projection orthogonale d’un point sur une droite » n’était pas isolée comme un contenu de la section de géométrie repérée.

En 2026, elle figure explicitement parmi les contenus, et la capacité de calcul des coordonnées du projeté reste présente.

Nature du changement : devenu explicite, sans être une notion nouvelle.

L’axe et le sommet d’une parabole ne sont plus des attendus explicites de géométrie repérée

Le programme de 2019 citait la parabole représentative d’une fonction polynôme du second degré, son axe de symétrie et son sommet, et demandait de déterminer axe et sommet pour y=ax2+bx+cy=ax^2+bx+c.

Ces lignes ne figurent plus dans les contenus ni dans les capacités de géométrie repérée du programme 2026. Le second degré reste cependant bien présent : son chapitre d’algèbre et son étude par les variations sont pratiquement inchangés. Une parabole peut d’ailleurs encore apparaître dans un approfondissement de géométrie.

Nature du changement : allégé comme attendu explicite de géométrie repérée.

Les approfondissements facultatifs évoluent légèrement

La loi des sinus et la concurrence des médianes au centre de gravité restent parmi les approfondissements possibles. La droite d’Euler proposée en 2019 est remplacée en 2026 par la concourance des hauteurs d’un triangle.

Ces éléments sont explicitement présentés par les programmes comme des approfondissements possibles et non obligatoires. Ils ne sont donc pas au même niveau que les changements de contenus ou de capacités attendues.

Nature du changement : remplacement d’un approfondissement facultatif.

Probabilités, variables aléatoires et statistiques

Le conditionnement est déplacé vers la Seconde

Le programme de Première 2019 annonçait comme objectif d’introduire la probabilité conditionnelle. Il donnait comme contenus sa définition et sa notation PA(B)P_A(B), les arbres pondérés et leurs règles de produit et de somme.

Dans le programme de Première 2026, ces éléments ne sont plus introduits dans le chapitre : ils sont désormais inscrits dans le programme de Seconde 2026, qui demande la probabilité conditionnelle, les arbres de probabilité et leur utilisation pour calculer des probabilités.

Le déplacement concerne aussi l’articulation avec les statistiques. Le texte de Première 2019 précisait que la fréquence conditionnelle ne faisait pas l’objet d’une étude. Le programme de Seconde 2026 introduit au contraire les tableaux croisés, les fréquences conditionnelles et marginales ; le programme de Première 2026 les cite ensuite parmi les notions statistiques déjà vues qui s’articulent avec les probabilités.

La Première conserve par ailleurs les savoir-faire de conditionnement parmi les automatismes et les utilise pour poursuivre l’étude des probabilités.

Ce changement est donc un vrai déplacement de progression : un élève de Première 2026-2027 est censé avoir déjà rencontré le conditionnement, les arbres et les fréquences conditionnelles l’année précédente.

Nature du changement : déplacé en Seconde, puis entretenu et réinvesti en Première.

L’indépendance devient un attendu plus explicite

L’indépendance de deux événements était déjà un contenu du programme 2019. Elle n’est donc pas nouvelle.

Le programme 2026 ajoute cependant parmi les capacités attendues le fait de savoir utiliser ou justifier l’indépendance de deux événements. La formulation rend plus clairement visible ce qui doit être mobilisé par l’élève, au-delà de la seule définition.

Nature du changement : renforcé / devenu explicite.

Les répétitions de Bernoulli jusqu’à n ≤ 4 entrent dans le programme ordinaire

En 2019, la succession de deux épreuves indépendantes était un contenu et une capacité attendue. Les successions de plusieurs épreuves indépendantes figuraient seulement parmi les approfondissements possibles.

En 2026, le texte ajoute comme contenu : pour n≤4n\le 4, répétition de nn épreuves de Bernoulli indépendantes et identiques. Il demande aussi de représenter l’arbre correspondant afin de calculer des probabilités.

Bernoulli n’apparaît donc pas en 2026, et les répétitions n’étaient pas totalement absentes auparavant. Le changement exact est le passage d’une partie de ce travail vers les attendus ordinaires, avec une borne n≤4n\le 4 explicitement fixée.

Nature du changement : renforcé et devenu obligatoire dans ce cadre.

La linéarité de l’espérance est ajoutée aux contenus

Le programme de 2019 comportait déjà variable aléatoire, loi, espérance, variance et écart type. En revanche, la linéarité de l’espérance n’était pas listée parmi les contenus de ce chapitre.

Elle apparaît explicitement dans le programme 2026.

Nature du changement : nouveau contenu explicite.

La formule de König-Huygens passe d’un approfondissement au programme ordinaire

En 2019, la formule de König-Huygens figurait dans les approfondissements possibles, donc non obligatoires.

En 2026, elle est placée directement dans les contenus sur les variables aléatoires, à côté de l’espérance, de la variance, de l’écart type et de la linéarité de l’espérance. Sous sa forme usuelle :

Var⁡(X)=E(X2)−E(X)2.\operatorname{Var}(X)=\mathbb E(X^2)-\mathbb E(X)^2.

Son statut change donc réellement.

Nature du changement : renforcé, d’approfondissement facultatif à contenu du programme.

Les expérimentations restent très proches

Simulation d’une variable aléatoire, simulation d’échantillons, comparaison entre moyenne observée et espérance : le cadre général reste le même.

Un petit élargissement de formulation apparaît : pour la simulation d’une variable aléatoire, le texte de 2019 citait Python, tandis que celui de 2026 autorise explicitement Python ou un tableur. Le programme 2019 autorisait déjà Python ou un tableur pour la simulation de plusieurs échantillons.

Il s’agit donc d’un changement d’outil possible, pas d’un nouveau contenu probabiliste.

Nature du changement : reformulé / légèrement élargi.

Les statistiques ne gagnent pas un nouveau chapitre autonome en Première

Le lien entre statistiques et probabilités reste présent, notamment autour des moyennes, écarts types, populations et échantillons. Le changement le plus visible est que le programme 2026 place explicitement dans les automatismes la lecture de graphiques, histogrammes, diagrammes et le calcul ou l’interprétation d’indicateurs statistiques.

Les fréquences conditionnelles constituent un autre changement de progression, mais elles sont acquises en Seconde 2026 plutôt qu’introduites dans un nouveau chapitre de Première.

Ces compétences prolongent donc le travail de Seconde ; elles ne constituent pas une nouvelle théorie statistique propre à la Première.

Nature du changement : continuité, avec explicitation dans les automatismes et déplacement de certains prérequis depuis la Seconde.

Ce que cela change concrètement pour un élève de Première en 2026-2027

La réforme ne demande pas de « tout réapprendre ». Elle change surtout l’endroit où certaines notions sont supposées acquises et rend certains attendus plus visibles.

Un élève gagne particulièrement à :

Le nouveau cadre d’évaluation et de travail personnel signifie aussi que le texte officiel insiste davantage sur la compréhension des progrès, la remédiation et des objectifs explicites. La consigne sur l’IA relève de ce même cadre : elle demande au professeur d’en préciser les modalités d’usage, sans imposer un outil ni transformer l’IA en objet du programme de mathématiques.

Ce qui ne change pas

Plusieurs blocs importants restent très stables :

L’essentiel des grands chapitres reste donc reconnaissable. Les titres de chapitres seuls ne suffisent cependant pas à résumer la réforme : plusieurs changements portent sur le statut précis d’une notion, son niveau d’exigence ou la classe où elle est étudiée.

Points de vigilance : ce qui n’est pas réellement nouveau

Plusieurs éléments peuvent sembler nouveaux au premier coup d’œil alors qu’ils existaient déjà, au moins partiellement, dans le programme de 2019 :

Sources officielles

Les deux textes de référence pour la Première sont :

Pour les notions déplacées entre niveaux, deux autres textes complètent ces références :

Comparaison

Avant / maintenant

Une lecture thème par thème. Le Bulletin officiel reste la référence pour le texte complet.

Automatismes

Avant

Le programme de 2019 insistait déjà sur les automatismes et les activités rituelles, sans leur consacrer une partie détaillée du programme.

Nouveau programme

Le programme 2026 en fait une partie transversale identifiée et liste des automatismes en calcul, fonctions, statistiques et probabilités.

Probabilités conditionnelles

Avant

Le programme de Première 2019 introduisait la probabilité conditionnelle, les arbres pondérés et leurs règles de calcul.

Nouveau programme

Ces bases sont enseignées dès la Seconde 2026 ; la Première part de ce socle pour l’indépendance et les probabilités totales.

Fonctions paires et impaires

Avant

La parité apparaissait notamment à propos des fonctions sinus et cosinus, mais pas comme contenu général sur les fonctions.

Nouveau programme

Le programme 2026 demande explicitement la représentation algébrique et graphique de fonctions paires et impaires et sa traduction géométrique.

Approximation linéaire

Avant

Le préambule d’analyse de 2019 faisait déjà apparaître l’idée d’approximation linéaire lors de l’introduction du nombre dérivé.

Nouveau programme

Elle devient un contenu explicite avec f(a+h) ≈ f(a)+f'(a)h et une capacité attendue de calcul de valeur approchée.

Trigonométrie

Avant

En Première 2019, on étudiait aussi les fonctions sinus et cosinus, leur parité, leur périodicité et leurs courbes.

Nouveau programme

La Première 2026 conserve le cercle, le radian et les valeurs remarquables ; l’étude fonctionnelle de sinus et cosinus figure dans le programme de Terminale 2027.

Répétitions de Bernoulli

Avant

Deux épreuves indépendantes étaient au programme ; plusieurs épreuves indépendantes figuraient seulement parmi les approfondissements possibles.

Nouveau programme

Pour n ≤ 4, la répétition de n épreuves de Bernoulli indépendantes et identiques et son arbre deviennent des contenus et capacités attendus.

Variables aléatoires

Avant

Espérance, variance et écart type étaient au programme ; König-Huygens n’était qu’un approfondissement possible.

Nouveau programme

La linéarité de l’espérance et la formule de König-Huygens figurent dans les contenus ordinaires du programme.

Géométrie

Avant

Le programme détaillait notamment l’axe et le sommet d’une parabole en géométrie repérée et mentionnait le produit scalaire jusque dans l’espace.

Nouveau programme

Ces attendus sont allégés en Première, tandis que la projection orthogonale et certaines expressions liées au produit scalaire sont davantage explicitées.

Sources officielles

Consulter le texte de référence

Les références ci-dessous permettent de vérifier le cadre exact fixé par le Bulletin officiel.

Source primaire · programme précédent

Programme de spécialité mathématiques de Première fixé en 2019

Bulletin officiel spécial n°1 du 22 janvier 2019 · NOR MENE1901632A

Entré en vigueur à la rentrée 2019 ; remplacé en Première à la rentrée 2026-2027

Ouvrir le texte officiel

Source primaire · nouveau programme

Programme de spécialité mathématiques de Première publié en 2026

Bulletin officiel n°14 du 2 avril 2026 · NOR MENE2602917A

Application à partir de la rentrée 2026-2027

Ouvrir le texte officiel

Source complémentaire · déplacement depuis la Seconde

Programme de mathématiques de Seconde publié en 2026

Bulletin officiel n°14 du 2 avril 2026 · NOR MENE2602914A

Application à partir de la rentrée 2026-2027

Ouvrir le texte officiel

Source complémentaire · articulation avec la Terminale

Programme de spécialité mathématiques de Terminale publié en 2026

Bulletin officiel n°14 du 2 avril 2026 · NOR MENE2602919A

Application à partir de la rentrée 2027-2028

Ouvrir le texte officiel

Pour travailler le programme

Devoirs maison liés à ce niveau

Quelques problèmes actuellement disponibles dans la banque AlgèBrille pour ce niveau.

Géométrie, fonctions, statistiques et probabilités

Une cible, plusieurs stratégies

Un problème de transition vers la Première spécialité qui mobilise le programme de Seconde autour d’une même cible : géométrie repérée, optimisation sans dérivation, statistiques, probabilités finies et simulation Python.

Voir le DM
Voir tous les DM de ce niveau

Besoin d’un accompagnement ?

Travailler ce programme avec un suivi régulier

Un accompagnement ciblé sur le raisonnement, la rédaction et les attendus de la spécialité maths.

Voir l’accompagnement en Première spécialité