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Corrigé détaillé · PSI

Reconstruction de signal, systèmes incompatibles et moindres carrés · Polynômes · Matrices et systèmes · Algèbre linéaire · Produit scalaire · Moindres carrés

Reconstruire un signal à partir de mesures imparfaites

Après avoir cherché le sujet, comparez votre démarche avec cette correction et repérez les écarts de méthode, de précision ou de rédaction.

Le problème part d'une reconstruction exacte, puis examine ce qui change lorsque les mesures ne sont plus compatibles avec le modèle choisi. Le point central est géométrique : à la meilleure reconstruction, l'erreur restante est orthogonale à toutes les variations que le modèle permet de produire.

I — Reconstruire à partir de mesures exactes

  1. On écrit
s(t)=α+βt+γt2.s(t)=\alpha+\beta t+\gamma t^2.

La mesure en 00 donne immédiatement

α=10.\alpha=10.

Les deux autres mesures donnent

10−β+γ=13,10+β+γ=11,10-\beta+\gamma=13, \qquad 10+\beta+\gamma=11,

soit

−β+γ=3,β+γ=1.-\beta+\gamma=3, \qquad \beta+\gamma=1.

En additionnant ces deux égalités,

2γ=4,2\gamma=4,

donc γ=2\gamma=2, puis β=−1\beta=-1. Ainsi

s(t)=10−t+2t2.\boxed{s(t)=10-t+2t^2.}
  1. (a) Supposons
A(t1,t2,t3)x=0,x=(αβγ).A(t_1,t_2,t_3)x=0, \qquad x=\begin{pmatrix}\alpha\\\beta\\\gamma\end{pmatrix}.

Le polynôme

p(t)=α+βt+γt2p(t)=\alpha+\beta t+\gamma t^2

s'annule alors en t1,t2,t3t_1,t_2,t_3. Ces trois nombres étant distincts et pp étant de degré au plus 22, on obtient nécessairement p=0p=0. Ainsi x=0x=0 et l'application x↦A(t1,t2,t3)xx\mapsto A(t_1,t_2,t_3)x est injective.

Elle est linéaire de R3\mathbb R^3 dans R3\mathbb R^3. En dimension finie, une application linéaire injective entre deux espaces de même dimension est bijective. Pour trois valeurs mesurées quelconques, il existe donc un unique paramètre xx qui les reproduit :

trois mesures prises en trois instants distincts deˊterminent un unique signal du modeˋle.\boxed{\text{trois mesures prises en trois instants distincts déterminent un unique signal du modèle.}}

(b) Avec une seule mesure en t1t_1, le polynôme non nul

q(t)=t−t1q(t)=t-t_1

s'annule au point mesuré. Si ss convient, alors s+λqs+\lambda q convient encore pour tout λ∈R\lambda\in\mathbb R.

Avec deux mesures prises en deux instants distincts t1,t2t_1,t_2, on peut utiliser

q(t)=(t−t1)(t−t2).q(t)=(t-t_1)(t-t_2).

Ce polynôme est non nul, de degré 22, et s'annule aux deux instants. Là encore, si ss convient, tous les signaux

s+λqs+\lambda q

conviennent également. Une ou deux mesures ne suffisent donc pas, en général, à assurer l'unicité.

(c) Trois mesures exactes en trois instants distincts ont déjà fixé un unique signal du modèle. Une quatrième mesure parfaitement compatible ne modifie donc pas ce signal : elle apporte une vérification supplémentaire de l'adéquation des données au modèle.

II — Quand les mesures deviennent incompatibles

  1. Les trois mesures centrales donnent
s(−1)=11,s(0)=10,s(1)=13.s(-1)=11,\qquad s(0)=10,\qquad s(1)=13.

Comme à la question 1, s(0)=10s(0)=10 impose α=10\alpha=10. Les deux autres égalités donnent

−β+γ=1,β+γ=3.-\beta+\gamma=1, \qquad \beta+\gamma=3.

On obtient

β=1,γ=2.\beta=1, \qquad \gamma=2.

Le seul polynôme du modèle compatible avec ces trois mesures est donc

s(t)=10+t+2t2.s(t)=10+t+2t^2.

Mais

s(2)=10+2+8=20≠15.s(2)=10+2+8=20\ne15.

Il ne peut donc pas reproduire la mesure en t=2t=2. Par conséquent

Ax=y n’a pas de solution.\boxed{Ax=y\text{ n'a pas de solution}.}
  1. (a) Une somme algébrique peut masquer de grandes erreurs. Par exemple, deux composantes du résidu peuvent être respectivement égales à 55 et −5-5 : leur somme est nulle alors que les deux écarts sont importants.

La somme des composantes ne mesure donc pas correctement la taille globale du résidu.

(b) Les composantes de Ax−yAx-y sont

α−2β+4γ−21,α−β+γ−11,α−10,α+β+γ−13,α+2β+4γ−15.\begin{aligned} &\alpha-2\beta+4\gamma-21,\\ &\alpha-\beta+\gamma-11,\\ &\alpha-10,\\ &\alpha+\beta+\gamma-13,\\ &\alpha+2\beta+4\gamma-15. \end{aligned}

Ainsi

J(x)= (α−2β+4γ−21)2+(α−β+γ−11)2+(α−10)2+(α+β+γ−13)2+(α+2β+4γ−15)2.\begin{aligned} J(x)=&\,(\alpha-2\beta+4\gamma-21)^2 +(\alpha-\beta+\gamma-11)^2\\ &+(\alpha-10)^2 +(\alpha+\beta+\gamma-13)^2 +(\alpha+2\beta+4\gamma-15)^2. \end{aligned}

Chaque écart intervient par son carré : son signe ne permet plus de compenser un autre écart. Minimiser JJ revient donc à chercher le signal dont les cinq valeurs prédites sont, au sens de la distance euclidienne dans R5\mathbb R^5, aussi proches que possible des cinq mesures.

III — Caractériser la meilleure reconstruction

  1. (a) Fixons h∈R3h\in\mathbb R^3 et considérons les paramètres
x^+λh,λ∈R.\widehat x+\lambda h, \qquad \lambda\in\mathbb R.

Comme x^\widehat x minimise JJ, la fonction

λ⟼J(x^+λh)\lambda\longmapsto J(\widehat x+\lambda h)

atteint son minimum en λ=0\lambda=0.

Or

r(x^+λh)=A(x^+λh)−y=r(x^)+λAh.r(\widehat x+\lambda h) =A(\widehat x+\lambda h)-y =r(\widehat x)+\lambda Ah.

Donc

J(x^+λh)=∥r(x^)+λAh∥2=J(x^)+2λ⟨r(x^),Ah⟩+λ2∥Ah∥2.\begin{aligned} J(\widehat x+\lambda h) &=\|r(\widehat x)+\lambda Ah\|^2\\ &=J(\widehat x) +2\lambda\langle r(\widehat x),Ah\rangle +\lambda^2\|Ah\|^2. \end{aligned}

Si Ah=0Ah=0, l'égalité recherchée est immédiate. Si Ah≠0Ah\ne0, le membre de droite est un trinôme du second degré de coefficient dominant strictement positif. Pour qu'il soit minimal en λ=0\lambda=0, son terme linéaire doit être nul. Dans tous les cas,

⟨r(x^),Ah⟩=0pour tout h∈R3.\boxed{\langle r(\widehat x),Ah\rangle=0 \quad\text{pour tout }h\in\mathbb R^3.}

(b) Pour tout h∈R3h\in\mathbb R^3,

⟨r(x^),Ah⟩=hTATr(x^).\langle r(\widehat x),Ah\rangle =h^\mathsf{T}A^\mathsf{T}r(\widehat x).

Cette quantité étant nulle pour tout hh, on a

ATr(x^)=0.A^\mathsf{T}r(\widehat x)=0.

Comme r(x^)=Ax^−yr(\widehat x)=A\widehat x-y,

AT(Ax^−y)=0.A^\mathsf{T}(A\widehat x-y)=0.

Ainsi

ATAx^=ATy.\boxed{A^\mathsf{T}A\widehat x=A^\mathsf{T}y.}

Ces relations sont les équations normales du problème.

  1. (a) Supposons
AT(Ax−y)=0.A^\mathsf{T}(Ax-y)=0.

Pour h∈R3h\in\mathbb R^3,

J(x+h)=∥Ax−y+Ah∥2=J(x)+2⟨Ax−y,Ah⟩+∥Ah∥2.\begin{aligned} J(x+h) &=\|Ax-y+Ah\|^2\\ &=J(x)+2\langle Ax-y,Ah\rangle+\|Ah\|^2. \end{aligned}

Or

⟨Ax−y,Ah⟩=hTAT(Ax−y)=0.\langle Ax-y,Ah\rangle =h^\mathsf{T}A^\mathsf{T}(Ax-y)=0.

Par conséquent

J(x+h)=J(x)+∥Ah∥2⩾J(x).\boxed{J(x+h)=J(x)+\|Ah\|^2\geqslant J(x).}

Le paramètre xx minimise donc JJ.

(b) Si AA est injective, alors pour tout h≠0h\ne0,

Ah≠0,Ah\ne0,

donc

∥Ah∥2>0.\|Ah\|^2>0.

La relation précédente devient

J(x+h)>J(x).J(x+h)>J(x).

Ainsi, lorsque AA est injective, tout paramètre vérifiant les équations normales est l'unique minimiseur de JJ.

  1. (a) Supposons Ax=0Ax=0. Le polynôme
p(t)=α+βt+γt2p(t)=\alpha+\beta t+\gamma t^2

s'annule alors aux cinq instants distincts −2,−1,0,1,2-2,-1,0,1,2. Un polynôme de degré au plus 22 possédant cinq racines distinctes est nécessairement nul. Ainsi x=0x=0 et

A est injective.\boxed{A\text{ est injective}.}

(b) Soit B∈Mm,n(R)B\in\mathcal M_{m,n}(\mathbb R) injective. Supposons

BTBu=0.B^\mathsf{T}Bu=0.

En multipliant à gauche par uTu^\mathsf{T},

0=uTBTBu=(Bu)T(Bu)=∥Bu∥2.0=u^\mathsf{T}B^\mathsf{T}Bu =(Bu)^\mathsf{T}(Bu) =\|Bu\|^2.

Donc Bu=0Bu=0. L'injectivité de BB impose u=0u=0. Ainsi

ker⁡(BTB)={0}.\ker(B^\mathsf{T}B)=\{0\}.

La matrice BTBB^\mathsf{T}B est carrée de taille nn, donc

BTB est inversible.\boxed{B^\mathsf{T}B\text{ est inversible}.}

(c) Dans notre problème, AA est injective. La matrice ATAA^\mathsf{T}A est donc inversible, et les équations normales possèdent l'unique solution

x^=(ATA)−1ATy.\boxed{\widehat x=(A^\mathsf{T}A)^{-1}A^\mathsf{T}y.}

La question 6 montre que cette solution est précisément l'unique minimiseur de JJ. L'existence et l'unicité de la meilleure reconstruction sont donc établies.

IV — Calculer puis interpréter la reconstruction

  1. (a) Les symétries des instants −2,−1,0,1,2-2,-1,0,1,2 donnent
∑ti=0,∑ti2=10,∑ti3=0,∑ti4=34.\sum t_i=0, \qquad \sum t_i^2=10, \qquad \sum t_i^3=0, \qquad \sum t_i^4=34.

On obtient donc

ATA=(5010010010034).\boxed{ A^\mathsf{T}A= \begin{pmatrix} 5&0&10\\ 0&10&0\\ 10&0&34 \end{pmatrix}.}

D'autre part,

∑yi=70,\sum y_i=70, ∑tiyi=−2×21−11+13+2×15=−10,\sum t_i y_i =-2\times21-11+13+2\times15=-10,

et

∑ti2yi=4×21+11+13+4×15=168.\sum t_i^2y_i =4\times21+11+13+4\times15=168.

Ainsi

ATy=(70−10168).\boxed{ A^\mathsf{T}y= \begin{pmatrix} 70\\-10\\168 \end{pmatrix}.}

(b) Les équations normales sont

{5α+10γ=70,10β=−10,10α+34γ=168.\begin{cases} 5\alpha+10\gamma=70,\\ 10\beta=-10,\\ 10\alpha+34\gamma=168. \end{cases}

On obtient immédiatement

β=−1.\beta=-1.

La première équation donne

α+2γ=14.\alpha+2\gamma=14.

En la combinant avec la troisième,

10(14−2γ)+34γ=168,10(14-2\gamma)+34\gamma=168,

donc

14γ=28,γ=2,α=10.14\gamma=28, \qquad \gamma=2, \qquad \alpha=10.

Par conséquent

x^=(10−12)\boxed{ \widehat x= \begin{pmatrix} 10\\-1\\2 \end{pmatrix}}

et

s^(t)=10−t+2t2.\boxed{\widehat s(t)=10-t+2t^2.}

(c) Les valeurs prédites sont

Ax^=(2013101116).A\widehat x= \begin{pmatrix} 20\\13\\10\\11\\16 \end{pmatrix}.

Donc

r(x^)=(−120−21).\boxed{ r(\widehat x)= \begin{pmatrix} -1\\2\\0\\-2\\1 \end{pmatrix}.}

La valeur minimale est

J(x^)=1+4+0+4+1=10.J(\widehat x) =1+4+0+4+1 =\boxed{10}.
  1. (a) Tout vecteur de E=Im⁡(A)E=\operatorname{Im}(A) s'écrit AhAh avec h∈R3h\in\mathbb R^3. La question 5 donne précisément
⟨r(x^),Ah⟩=0\langle r(\widehat x),Ah\rangle=0

pour tout hh. Ainsi

r(x^)⊥E.\boxed{r(\widehat x)\perp E.}

(b) Soit v∈Ev\in E. Comme Ax^∈EA\widehat x\in E, il existe h∈R3h\in\mathbb R^3 tel que

v=Ax^+Ah.v=A\widehat x+Ah.

Or

y−Ax^=−r(x^)y-A\widehat x=-r(\widehat x)

est orthogonal à EE, donc en particulier à AhAh. Par conséquent

∥y−v∥2=∥y−Ax^−Ah∥2=∥y−Ax^∥2+∥Ah∥2.\begin{aligned} \|y-v\|^2 &=\|y-A\widehat x-Ah\|^2\\ &=\|y-A\widehat x\|^2+\|Ah\|^2. \end{aligned}

On a donc

∥y−v∥⩾∥y−Ax^∥.\|y-v\|\geqslant\|y-A\widehat x\|.

L'égalité n'est possible que si Ah=0Ah=0, c'est-à-dire si v=Ax^v=A\widehat x. Ainsi Ax^A\widehat x est l'unique point de EE le plus proche de yy. De plus,

y−Ax^⊥E.y-A\widehat x\perp E.

D'après la définition donnée dans l'énoncé,

Ax^ est la projection orthogonale de y sur E.\boxed{A\widehat x\text{ est la projection orthogonale de }y\text{ sur }E.}
  1. Pour
xc=(1012),x_c= \begin{pmatrix} 10\\1\\2 \end{pmatrix},

le signal est

sc(t)=10+t+2t2.s_c(t)=10+t+2t^2.

Aux cinq instants,

Axc=(1611101320).Ax_c= \begin{pmatrix} 16\\11\\10\\13\\20 \end{pmatrix}.

Ainsi

Axc−y=(−50005)Ax_c-y= \begin{pmatrix} -5\\0\\0\\0\\5 \end{pmatrix}

et

J(xc)=25+25=50.\boxed{J(x_c)=25+25=50.}

Or

J(x^)=10.J(\widehat x)=10.

Le signal scs_c reproduit exactement trois mesures, mais au prix de deux écarts importants sur les mesures extrêmes. Les moindres carrés ne cherchent pas à rendre certaines erreurs nulles : ils répartissent les écarts de façon à minimiser leur somme quadratique sur l'ensemble des données.

V — Une formule qui vaut pour tout modèle linéaire injectif

  1. (a) Soit
B∈Mm,n(R)B\in\mathcal M_{m,n}(\mathbb R)

injective. D'après la question 7(b), la matrice BTBB^\mathsf{T}B est inversible.

Posons

u^=(BTB)−1BTz.\widehat u=(B^\mathsf{T}B)^{-1}B^\mathsf{T}z.

Alors

BT(Bu^−z)=0.B^\mathsf{T}(B\widehat u-z)=0.

Le raisonnement de la question 6, valable sans changement dans Rn\mathbb R^n, montre que u^\widehat u minimise ∥Bu−z∥2\|Bu-z\|^2. L'injectivité de BB assure l'unicité. Ainsi

u^=(BTB)−1BTz.\boxed{\widehat u=(B^\mathsf{T}B)^{-1}B^\mathsf{T}z.}

(b) Par définition,

R=(BTB)−1BT.R=(B^\mathsf{T}B)^{-1}B^\mathsf{T}.

Donc

RB=(BTB)−1BTB=In.RB =(B^\mathsf{T}B)^{-1}B^\mathsf{T}B =I_n.

Ainsi

RB=In.\boxed{RB=I_n.}

Si les données sont exactement de la forme

z=Bu0,z=Bu_0,

alors leur reconstruction vaut

Rz=RBu0=u0.Rz=RBu_0=u_0.

La formule retrouve donc exactement le paramètre ayant produit les données.

(c) Posons

P=BR.P=BR.

Alors

P2=BRBR=B(RB)R=BInR=BR=P.P^2=BRBR=B(RB)R=BI_nR=BR=P.

Donc

P2=P.\boxed{P^2=P.}

Comme P=BRP=BR, tout vecteur de l'image de PP appartient à l'image de BB :

Im⁡(P)⊂Im⁡(B).\operatorname{Im}(P)\subset\operatorname{Im}(B).

Réciproquement, si v∈Im⁡(B)v\in\operatorname{Im}(B), il existe uu tel que v=Buv=Bu. Alors

Pv=BRBu=B(RB)u=Bu=v.Pv=BRBu=B(RB)u=Bu=v.

Ainsi v∈Im⁡(P)v\in\operatorname{Im}(P), d'où

Im⁡(P)=Im⁡(B).\boxed{\operatorname{Im}(P)=\operatorname{Im}(B).}

(d) Pour z∈Rmz\in\mathbb R^m, on a déjà

Pz∈Im⁡(B).Pz\in\operatorname{Im}(B).

Calculons

BT(z−Pz)=BTz−BTBRz=BTz−BTB(BTB)−1BTz=0.\begin{aligned} B^\mathsf{T}(z-Pz) &=B^\mathsf{T}z-B^\mathsf{T}BRz\\ &=B^\mathsf{T}z-B^\mathsf{T}B(B^\mathsf{T}B)^{-1}B^\mathsf{T}z\\ &=0. \end{aligned}

Pour tout u∈Rnu\in\mathbb R^n,

⟨z−Pz,Bu⟩=uTBT(z−Pz)=0.\langle z-Pz,Bu\rangle =u^\mathsf{T}B^\mathsf{T}(z-Pz)=0.

Ainsi

z−Pz⊥Im⁡(B).z-Pz\perp\operatorname{Im}(B).

Le vecteur PzPz appartient à Im⁡(B)\operatorname{Im}(B) et l'écart z−Pzz-Pz lui est orthogonal. Par définition,

Pz est la projection orthogonale de z sur Im⁡(B).\boxed{Pz\text{ est la projection orthogonale de }z\text{ sur }\operatorname{Im}(B).}

La formule des moindres carrés n'est donc pas seulement une recette de calcul : elle réalise la projection orthogonale des données sur l'ensemble des valeurs que le modèle peut produire.

Sources

[SOURCE] Gilbert Strang — Projection Matrices and Least Squares. Lien direct [SOURCE] NIST/SEMATECH — Linear Least Squares Regression. Lien direct