Aller au contenu

Corrigé détaillé · Terminale · spécialité maths

Doses répétées

Cette page contient la correction complète du devoir. Pour profiter du problème, mieux vaut d’abord chercher l’énoncé puis revenir comparer les méthodes et la rédaction.

Correction en ligne

Solution détaillée et rédaction

Le texte ci-dessous est généré directement depuis le corrigé source de la banque AlgèBrille : la version HTML et le PDF restent ainsi synchronisés avec le même contenu canonique.

I — Accumulation : un modèle discret

  1. Pour les calculs demandés, on utilise l'arrondi au dixième de
q=e1/20,6065,q=e^{-1/2}\simeq 0{,}6065,

c'est-à-dire

q=0,6.q=0{,}6.

Après le premier apport, on a u0=40u_0=40. Cinq heures plus tard, il reste 0,6×400{,}6\times40 unités, puis le deuxième apport ajoute 40 unités. Ainsi,

u1=0,6×40+40=64.u_1=0{,}6\times40+40=64.

On recommence exactement le même cycle :

u2=0,6×64+40=78,4,u_2=0{,}6\times64+40=78{,}4,

puis

u3=0,6×78,4+40=87,04.u_3=0{,}6\times78{,}4+40=87{,}04.

Ces premières valeurs montrent déjà l'effet d'accumulation : la quantité diminue entre deux apports, mais une partie des apports précédents est encore présente lorsque le suivant arrive.

Jusqu'à la fin de cette partie, on conserve donc q=0,6q=0{,}6.

  1. Juste après le (n+1)(n+1)-ième apport, la quantité vaut unu_n. Après 5 heures de décroissance, elle a été multipliée par qq et vaut donc qunqu_n. L'apport suivant ajoute alors 40 unités. Par conséquent,
un+1=qun+40.u_{n+1}=qu_n+40.

[IDÉE] La récurrence résume un cycle complet : 5 heures de décroissance, puis l'ajout du nouvel apport.

(a) L'équation L=qL+40L=qL+40 donne

(1q)L=40.(1-q)L=40.

Dans cette partie, q=0,6q=0{,}6, donc

L=401q=100.L=\frac{40}{1-q}=100.

(b) Posons vn=unLv_n=u_n-L. Alors

vn+1=un+1L=qun+40L.v_{n+1}=u_{n+1}-L=qu_n+40-L.

Or L=qL+40L=qL+40, donc 40L=qL40-L=-qL. Ainsi,

vn+1=q(unL)=qvn.v_{n+1}=q(u_n-L)=qv_n.

La suite (vn)(v_n) est géométrique de raison qq. De plus,

v0=40L.v_0=40-L.

Comme 40=(1q)L40=(1-q)L, on obtient

v0=qL.v_0=-qL.

Donc

vn=Lqn+1,v_n=-Lq^{n+1},

et finalement

un=L(1qn+1).u_n=L\left(1-q^{n+1}\right).

(c) En utilisant L=40/(1q)L=40/(1-q),

un=401qn+11q.u_n=40\frac{1-q^{n+1}}{1-q}.

Or

(1q)(1+q++qn)=1qn+1,(1-q)(1+q+\cdots+q^n)=1-q^{n+1},

d'où

un=40(1+q++qn).u_n=40(1+q+\cdots+q^n).

Pour n=3n=3,

u3=40+40q+40q2+40q3.u_3=40+40q+40q^2+40q^3.
  • le terme 4040 est le quatrième apport, qui vient d'être effectué ;
  • le terme 40q40q est ce qu'il reste du troisième apport après un intervalle de 5 heures ;
  • le terme 40q240q^2 est ce qu'il reste du deuxième apport après deux intervalles ;
  • le terme 40q340q^3 est ce qu'il reste du premier apport après trois intervalles.

En général, immédiatement après le (n+1)(n+1)-ième apport, chaque apport antérieur contribue encore à la quantité totale. La puissance de qq compte le nombre d'intervalles de 5 heures écoulés depuis cet apport.

[IDÉE] Les deux écritures de unu_n apportent deux lectures complémentaires. La formule L(1qn+1)L(1-q^{n+1}) mesure l'écart à l'équilibre ; la somme 40(1+q++qn)40(1+q+\cdots+q^n) montre comment les apports successifs s'accumulent.

  1. Comme 0<q<10<q<1,
0<qn+1<1.0<q^{n+1}<1.

La formule précédente donne

0<un=L(1qn+1)<L.0<u_n=L(1-q^{n+1})<L.

Ainsi,

un<L.u_n<L.

D'autre part,

un+1un=(q1)un+40.u_{n+1}-u_n=(q-1)u_n+40.

Comme (1q)L=40(1-q)L=40,

un+1un=(1q)(Lun).u_{n+1}-u_n=(1-q)(L-u_n).

Les deux facteurs sont strictement positifs, donc

un+1>un.u_{n+1}>u_n.

La suite (un)(u_n) est croissante.

Enfin, puisque qn+10q^{n+1}\to 0,

un=L(1qn+1)L.u_n=L(1-q^{n+1})\longrightarrow L.

Dans le modèle arrondi de cette partie,

L=100.L=100.

La quantité immédiatement après les apports se rapproche donc de 100 unités.

(a) Pendant les 5 heures qui suivent l'apport, la quantité est multipliée par qq. Ainsi,

wn=qun.w_n=qu_n.

La relation un+1=qun+40u_{n+1}=qu_n+40 donne aussi

wn=un+140.w_n=u_{n+1}-40.

(b) Comme unLu_n\to L,

wn=qunqL.w_n=qu_n\longrightarrow qL.

Or L=qL+40L=qL+40, donc qL=L40qL=L-40. Dans le modèle arrondi,

L=100etqL=60.L=100 \qquad\text{et}\qquad qL=60.

La quantité se stabilise donc autour d'un cycle : environ 100 unités juste après un apport, puis 60 unités juste avant le suivant.

  1. Le programme reprend q=0,6q=0{,}6 et L=100L=100.

(a) Comme u<Lu<L, la distance entre uu et LL vaut LuL-u. Être à moins de ε\varepsilon de LL signifie donc

Lu<ε.L-u<\varepsilon.

La boucle doit continuer tant que cette condition n'est pas encore satisfaite, c'est-à-dire tant que LuεL-u\ge \varepsilon. La mise à jour de uu utilise la relation de récurrence et le rang augmente de 1 à chaque tour.

Le programme complété est :

\parbox98mm \ttfamily\fontsize911\selectfontq = 0.6 L = 40/(1-q) def rang(eps): n = 0 u = 40 while \bfseriesL - u >= eps: u = \bfseriesq*u + 40 n = \bfseriesn + 1 return n \vcenter{\hbox{\fbox{\parbox{98mm}{ \ttfamily\fontsize{9}{11}\selectfont q = 0.6\\ L = 40/(1-q)\\[0.7em] def rang(eps):\\ \hspace*{2em}n = 0\\ \hspace*{2em}u = 40\\ \hspace*{2em}while \textcolor{ABRose}{\bfseries L - u >= eps}:\\ \hspace*{4em}u = \textcolor{ABRose}{\bfseries q*u + 40}\\ \hspace*{4em}n = \textcolor{ABRose}{\bfseries n + 1}\\ \hspace*{2em}return n }}}}

Les trois éléments qui étaient à compléter dans l'énoncé apparaissent ici en rose et en gras.

(b) Dans ce modèle,

un=100(10,6n+1),u_n=100(1-0{,}6^{n+1}),

donc

100un=100×0,6n+1.100-u_n=100\times 0{,}6^{n+1}.

Or

100×0,691,008>1100\times 0{,}6^9\simeq 1{,}008>1

et

100×0,6100,605<1.100\times 0{,}6^{10}\simeq 0{,}605<1.

Ainsi u8u_8 n'est pas encore à moins d'une unité de 100100, tandis que u9u_9 l'est. Le programme renvoie donc

rang(1)=9.\texttt{rang(1)}=9.

II — Entre deux apports : le modèle continu

On quitte maintenant l'approximation numérique de la partie I et l'on revient au modèle initial exact. Dans cette partie, les notations unu_n et LL désignent les valeurs correspondant à

q=e1/2etL=401q.q=e^{-1/2} \qquad\text{et}\qquad L=\frac{40}{1-q}.
  1. On a
Cn(t)=unet/10.C_n(t)=u_ne^{-t/10}.

Comme un>0u_n>0,

Cn(t)=un10et/10<0.C_n'(t)=-\frac{u_n}{10}e^{-t/10}<0.

La fonction CnC_n est donc strictement décroissante sur [0;5][0;5]. On résume cette étude dans le tableau de variations suivant :

\vcenter{\hbox{ \setlength{\unitlength}{1mm} \linethickness{0.45pt} \begin{picture}(126,45) \put(0,35){\line(1,0){126}} \put(0,22){\line(1,0){126}} \put(25,0){\line(0,1){45}} \put(12,40){\makebox(0,0){$t$}} \put(38,40){\makebox(0,0){$0$}} \put(114,40){\makebox(0,0){$5$}} \put(12,28){\makebox(0,0){$C_n'(t)$}} \put(76,28){\makebox(0,0){$-$}} \put(12,10){\makebox(0,0){$C_n(t)$}} \put(38,18){\makebox(0,0){$u_n$}} \put(114,3){\makebox(0,0){$qu_n$}} \put(46,18){\vector(4,-1){60}} \end{picture} }}

On lit directement dans le tableau que le maximum est atteint en t=0t=0 :

Cn(0)=un,C_n(0)=u_n,

et que le minimum est atteint en t=5t=5 :

Cn(5)=une1/2=qun=wn.C_n(5)=u_ne^{-1/2}=qu_n=w_n.
  1. Par définition de qq,
Cn(5)=une5/10=une1/2=qun.C_n(5)=u_ne^{-5/10}=u_ne^{-1/2}=qu_n.

Puis la relation de récurrence donne

un+1=qun+40=Cn(5)+40.u_{n+1}=qu_n+40=C_n(5)+40.

Entre deux horaires d'apport, la quantité suit donc une courbe exponentielle décroissante. À l'instant d'un nouvel apport, elle augmente instantanément de 40 unités : le graphique global est formé d'arcs exponentiels décroissants séparés par des sauts verticaux de 40.

(a) En régime stabilisé, la quantité juste après un apport est proche de LL. Sur les 5 heures suivantes, on l'approche donc par

C(t)=Let/10,0t5.C(t)=Le^{-t/10},\qquad 0\le t\le 5.

(b) On a

C(0)=LetC(0)=L10.C(0)=L \qquad\text{et}\qquad C'(0)=-\frac{L}{10}.

L'équation de la tangente en 00 est

T(t)=LL10t=L(1t10).T(t)=L-\frac{L}{10}t=L\left(1-\frac{t}{10}\right).

(c) Une heure après l'apport, la tangente donne

T(1)=0,9L.T(1)=0{,}9L.

Le modèle exponentiel donne

C(1)=Le0,10,90484L.C(1)=Le^{-0{,}1}\simeq 0{,}90484L.

Ainsi,

T(1)0,900L,C(1)0,905L.T(1)\simeq 0{,}900L,\qquad C(1)\simeq 0{,}905L.

L'approximation tangentielle est très proche de la valeur exponentielle, mais elle la sous-estime d'environ 0,00484L0{,}00484L.

III — Deux oublis possibles : probabilités conditionnelles

Dans cette partie et les suivantes, on revient au modèle simplifié

q=0,6,L=100.q=0{,}6,\qquad L=100.

À t=0t=0, la quantité vaut 100100.

  1. On a
P(A)=0,90,P(A)=0,10.P(A)=0{,}90,\qquad P(\overline A)=0{,}10.

Sur la branche AA,

P(BA)=0,95,P(BA)=0,05.P(B\mid A)=0{,}95,\qquad P(\overline B\mid A)=0{,}05.

Sur la branche A\overline A,

P(BA)=0,75,P(BA)=0,25.P(B\mid\overline A)=0{,}75,\qquad P(\overline B\mid\overline A)=0{,}25.

On obtient donc

P(AB)=0,90×0,95=0,855,P(A\cap B)=0{,}90\times 0{,}95=0{,}855, P(AB)=0,90×0,05=0,045,P(A\cap\overline B)=0{,}90\times 0{,}05=0{,}045, P(AB)=0,10×0,75=0,075,P(\overline A\cap B)=0{,}10\times 0{,}75=0{,}075,

et

P(AB)=0,10×0,25=0,025.P(\overline A\cap\overline B)=0{,}10\times 0{,}25=0{,}025.

La somme vaut bien 11.

  1. Les événements ABA\cap B et AB\overline A\cap B forment une partition de BB, donc
P(B)=P(AB)+P(AB)=0,855+0,075.P(B)=P(A\cap B)+P(\overline A\cap B)=0{,}855+0{,}075.

Ainsi,

P(B)=0,93.P(B)=0{,}93.

Si AA et BB étaient indépendants, on aurait P(BA)=P(B)P(B\mid A)=P(B). Or

0,950,93.0{,}95\ne 0{,}93.

Donc

A et B ne sont pas indeˊpendants.A\text{ et }B\text{ ne sont pas indépendants}.

IV — Une quantité aléatoire

  1. On part de 100100 à t=0t=0.
  • Si AA est réalisé, il reste 0,6×100=600{,}6\times100=60 juste avant t=5t=5, puis l'apport fait remonter la quantité à 100100. Si BB est ensuite réalisé, le même cycle recommence : à t=10t=10, juste après l'apport, X=100X=100.

  • Si AA est réalisé mais pas BB, la quantité vaut 100100 juste après t=5t=5, puis 6060 à t=10t=10 : X=60X=60.

  • Si AA n'est pas réalisé, la quantité vaut 6060 à t=5t=5. Cinq heures plus tard, elle vaut 0,6×60=360{,}6\times60=36 juste avant t=10t=10. Si BB est réalisé, on ajoute 40 : X=76X=76.

  • Si aucun des deux apports n'est réalisé, on reste à X=36X=36.

Ainsi,

ABX=100,ABX=60,ABX=76,ABX=36.\begin{aligned} A\cap B&\Longrightarrow X=100,\\ A\cap\overline B&\Longrightarrow X=60,\\ \overline A\cap B&\Longrightarrow X=76,\\ \overline A\cap\overline B&\Longrightarrow X=36. \end{aligned}
  1. La loi de XX est donc :
x366076100P(X=x)0,0250,0450,0750,855\begin{array}{c|cccc} x & 36 & 60 & 76 & 100\\ \hline P(X=x) & 0{,}025 & 0{,}045 & 0{,}075 & 0{,}855 \end{array}

L'espérance vaut

E(X)=36×0,025+60×0,045+76×0,075+100×0,855,E(X) =36\times0{,}025+60\times0{,}045+76\times0{,}075+100\times0{,}855,

d'où

μ=E(X)=94,80.\mu=E(X)=94{,}80.

Pour la variance, on repart de sa définition :

V(X)=0,025(3694,8)2+0,045(6094,8)2+0,075(7694,8)2+0,855(10094,8)2.\begin{aligned} V(X)={}&0{,}025(36-94{,}8)^2 +0{,}045(60-94{,}8)^2\\ &+0{,}075(76-94{,}8)^2 +0{,}855(100-94{,}8)^2. \end{aligned}

On obtient

V(X)=190,56.V(X)=190{,}56.

Enfin,

σ(X)=190,5613,80.\sigma(X)=\sqrt{190{,}56}\simeq 13{,}80.

L'espérance 94,8094{,}80 est inférieure à 100100, la quantité obtenue lorsque les deux apports sont effectués. Les oublis abaissent donc la quantité moyenne dans ce modèle.

V — Pourquoi la moyenne apparaît naturellement

  1. Si les valeurs possibles de XX sont xix_i et leurs probabilités pip_i, alors
F(a)=ipi(xia)2.F(a)=\sum_i p_i(x_i-a)^2.

En développant,

F(a)=ipixi22aipixi+a2ipi.F(a)=\sum_i p_ix_i^2-2a\sum_i p_ix_i+a^2\sum_i p_i.

Or

ipi=1etipixi=E(X)=μ.\sum_i p_i=1 \qquad\text{et}\qquad \sum_i p_ix_i=E(X)=\mu.

Ainsi,

F(a)=a22μa+E(X2).F(a)=a^2-2\mu a+E(X^2).
  1. En repartant de la définition,
V(X)=ipi(xiμ)2.V(X)=\sum_i p_i(x_i-\mu)^2.

En développant,

V(X)=ipixi22μipixi+μ2ipi.V(X)=\sum_i p_ix_i^2-2\mu\sum_i p_ix_i+\mu^2\sum_i p_i.

Or

ipixi=μetipi=1.\sum_i p_ix_i=\mu \qquad\text{et}\qquad \sum_i p_i=1.

Ainsi,

V(X)=E(X2)2μ2+μ2=E(X2)μ2.V(X)=E(X^2)-2\mu^2+\mu^2=E(X^2)-\mu^2.

D'autre part,

F(a)=a22μa+E(X2)F(a)=a^2-2\mu a+E(X^2)

et donc

F(a)=a22μa+μ2+V(X).F(a)=a^2-2\mu a+\mu^2+V(X).

Ainsi,

F(a)=(aμ)2+V(X).F(a)=(a-\mu)^2+V(X).

Le carré (aμ)2(a-\mu)^2 est minimal, et vaut 00, lorsque

a=μ=E(X).a=\mu=E(X).

La valeur minimale de l'erreur quadratique moyenne est alors

F(μ)=V(X).F(\mu)=V(X).

[IDÉE] Ce résultat donne un sens précis à l'espérance. Si l'on doit remplacer toute la distribution de XX par un seul nombre et que les écarts sont pénalisés par leur carré, l'espérance est exactement le choix qui minimise l'erreur moyenne.

Pour prendre du recul

Le problème a utilisé plusieurs modèles pour étudier une même situation. La suite ne conserve que les valeurs juste après les apports ; l'exponentielle décrit l'évolution pendant les 5 heures qui les séparent ; les probabilités permettent de prendre en compte le fait que certains apports peuvent ne pas avoir lieu. Le passage d'un outil à l'autre correspond donc à un changement de question, pas à un changement de situation.

La dernière partie explique aussi pourquoi l'espérance apparaît naturellement lorsqu'on veut résumer une variable aléatoire par un seul nombre. Dès que l'erreur est mesurée par le carré de l'écart, choisir l'espérance est optimal : aucun autre nombre fixe ne donne une erreur quadratique moyenne plus petite. Cette propriété est l'une des raisons du rôle central de la moyenne en statistique et prépare l'idée des méthodes de moindres carrés.

Sources

[SOURCE] University of Sheffield, « Repeated intravenous bolus doses », Introducing Mathematical Biology. Lien direct

[SOURCE] Worcester Polytechnic Institute, « Geometric Series and Effective Medicine Dosage ». Lien direct