Quel programme s’applique en Première spécialité en 2026-2027 ?
Le programme publié au Bulletin officiel du 2 avril 2026 entre en application dès la rentrée 2026-2027. Il remplace donc le texte de 2019 pour les élèves qui commencent leur Première cette année.
Ce programme prolonge directement la Seconde, mais le rythme et le niveau d’abstraction augmentent. Les techniques de calcul deviennent des outils au service de raisonnements plus longs : il faut savoir établir une propriété, relier plusieurs chapitres et expliquer une démarche.
Les grandes parties du programme
Algèbre : suites et second degré
Les suites permettent d’étudier des évolutions discrètes : on décrit un terme en fonction de son rang, on cherche des relations entre termes et on analyse des modèles qui se répètent étape après étape.
Les équations et polynômes du second degré donnent de nouveaux outils algébriques. Ce travail demande une bonne maîtrise des transformations d’expressions : développer, factoriser ou changer de forme doit répondre à un objectif précis.
Analyse : dérivation, variations, exponentielle et trigonométrie
La dérivation apporte un langage puissant pour étudier localement une fonction puis en déduire ses variations. L’élève doit comprendre la signification du nombre dérivé et savoir l’utiliser dans un raisonnement, pas seulement appliquer mécaniquement des formules.
La fonction exponentielle et la trigonométrie enrichissent ensuite les modèles disponibles. Elles deviennent utiles pour décrire des phénomènes de croissance, de décroissance ou de périodicité.
Géométrie : vecteurs, produit scalaire et géométrie analytique
Les outils vectoriels de Seconde sont prolongés par le produit scalaire. Celui-ci relie calculs et propriétés géométriques, notamment autour des angles, de l’orthogonalité et des distances.
La géométrie analytique demande d’être à l’aise avec les coordonnées et les équations. Une même situation peut souvent se résoudre de plusieurs façons ; apprendre à choisir la plus efficace fait partie du travail mathématique.
Probabilités et statistiques
Le conditionnement ayant désormais été commencé en Seconde, la Première l’approfondit et développe notamment l’indépendance et les probabilités totales, puis travaille avec des variables aléatoires réelles dans des expériences adaptées au niveau.
Le point délicat est souvent moins le calcul que la modélisation : identifier ce qui est conditionné, distinguer indépendance et incompatibilité, ou définir correctement la variable étudiée demande de lire la situation avec précision.
Algorithmique, listes, logique et automatismes
L’algorithmique poursuit le travail commencé les années précédentes et introduit notamment la notion de liste. Elle permet de décrire des procédures, d’explorer des suites ou de simuler des expériences.
Le vocabulaire ensembliste et logique accompagne les démonstrations. Les automatismes, eux, sont entretenus tout au long de l’année : calcul numérique et algébrique, proportions, fonctions et autres techniques qui doivent pouvoir être mobilisées sans ralentir le raisonnement.
L’épreuve anticipée de mathématiques change-t-elle la manière de travailler ?
Tous les élèves de Première générale et technologique passent désormais une épreuve anticipée de mathématiques. Pour un élève qui suit la spécialité, le sujet correspond au programme de spécialité qu’il a préparé.
L’épreuve dure deux heures et comporte une partie consacrée aux automatismes puis des exercices mobilisant les connaissances et compétences mathématiques. La calculatrice n’est pas autorisée. Cela renforce l’intérêt d’un entraînement régulier au calcul et à la rédaction, sans réduire pour autant l’année à une préparation d’examen.
Les difficultés qui méritent d’être repérées tôt
Trois fragilités se cumulent facilement en Première : un calcul algébrique lent, une lecture imprécise des définitions et une tendance à attendre la méthode avant de commencer. Elles peuvent donner l’impression que chaque nouveau chapitre est difficile alors que le blocage vient parfois du socle.
Une bonne stratégie consiste à distinguer les exercices d’automatisation, nécessaires pour rendre les techniques disponibles, des problèmes plus longs où l’objectif est de chercher et de relier plusieurs idées. Les deux sont indispensables, mais ils ne développent pas la même compétence.
Et après la Première ?
Un élève qui poursuit la spécialité en Terminale pendant l’année 2027-2028 sera concerné par le nouveau programme de Terminale déjà publié en 2026. Cette transition est donc connue à l’avance et peut être anticipée sans mélanger le programme actuel de Terminale avec celui qui entrera en vigueur l’année suivante.