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Seconde · Probabilités conditionnelles

Probabilités conditionnelles en Seconde : définition et méthode

Le programme 2026 introduit les probabilités conditionnelles dès la Seconde. Il faut savoir les lire, les calculer et ne pas inverser le conditionnement.

SecondeVérifié le 21 août 2026

Que signifie « sachant que » ?

Une probabilité conditionnelle répond à une question où l’on dispose déjà d’une information. Si AA et BB sont deux évènements et si P(A)>0P(A)>0, la probabilité de BB sachant que AA est réalisé est notée

PA(B)=P(AB)P(A).P_A(B)=\frac{P(A\cap B)}{P(A)}.

L’idée est de ne plus regarder tout l’univers : on se limite aux situations où AA est vrai, puis on cherche la proportion de celles où BB est également vrai.

Cette lecture est essentielle. La formule n’est pas un simple quotient à mémoriser : son dénominateur indique le nouvel ensemble de référence.

Exemple avec un tableau d’effectifs

Dans un groupe de 200 élèves, 80 pratiquent une activité sportive en club. Parmi ces 80 élèves, 30 utilisent aussi régulièrement le vélo pour venir en cours.

Notons AA l’évènement « l’élève pratique un sport en club » et BB l’évènement « l’élève vient régulièrement à vélo ». Si un élève est choisi au hasard parmi les 200, alors

PA(B)=3080=0,375.P_A(B)=\frac{30}{80}=0{,}375.

On divise par 8080 et non par 200200, parce que la question porte sur les élèves sachant qu’ils appartiennent déjà à AA.

Cette logique permet de passer naturellement d’un tableau croisé d’effectifs à une probabilité conditionnelle.

Ne pas confondre PA(B)P_A(B) et PB(A)P_B(A)

L’ordre du conditionnement change la question. PA(B)P_A(B) signifie « probabilité de BB sachant AA », alors que PB(A)P_B(A) signifie « probabilité de AA sachant BB ».

Les deux valeurs peuvent être très différentes. C’est une source classique d’erreurs dans des situations de dépistage, de faux positifs ou de statistiques portant sur deux catégories.

Une bonne habitude consiste à traduire la notation en français avant de calculer : parmi les personnes qui vérifient quelle condition, quelle proportion vérifie l’autre ?

Lire un arbre de probabilités

Le programme demande également de construire et d’interpréter des arbres pondérés. Une branche issue de AA portant la valeur PA(B)P_A(B) représente la probabilité de suivre cette branche une fois que l’on sait que AA s’est produit.

Sur un chemin, la multiplication des probabilités des branches correspond à la probabilité de l’intersection. Ainsi,

P(AB)=P(A)×PA(B).P(A\cap B)=P(A)\times P_A(B).

Cette relation est exactement la formule précédente réécrite. Comprendre ce lien évite de traiter le tableau et l’arbre comme deux méthodes sans rapport.

Jusqu’où va le programme de Seconde en 2026 ?

Le nouveau programme de Seconde demande de calculer des probabilités conditionnelles à partir de tableaux ou d’arbres, d’interpréter les pondérations et de distinguer les conditionnements inverses.

Il précise en revanche que le calcul de la probabilité d’un évènement à partir de ses probabilités conditionnelles relatives à une partition de l’univers n’est pas un attendu de Seconde. Cette étape correspond à un usage plus général de la formule des probabilités totales, qui sera développée ensuite.

Il est donc utile de maîtriser parfaitement le sens de PA(B)P_A(B), les tableaux et les chemins d’un arbre avant de chercher à anticiper des techniques qui ne sont pas encore exigées à ce niveau.

Pour mettre la notion en pratique

Des DM qui réutilisent cette notion

Ces problèmes montrent comment la notion intervient dans un raisonnement plus long. Le niveau de chaque devoir est indiqué : certains la réutilisent plus tard, dans un cadre plus exigeant.

PCSI · ≈ 2 h 30

Une marche aléatoire dans un cube

Sur les huit sommets d’un cube, un marcheur choisit à chaque étape l’une des trois arêtes issues de sa position. Les symétries réduisent pourtant le problème à quatre distances : cette compression permet d’obtenir une loi exacte aux instants impairs puis, par un raisonnement sur le premier pas, le temps moyen pour atteindre le sommet opposé.

Voir le DM →

Terminale · spécialité maths · ≈ 3 h 30

Doses répétées

Étudier une quantité soumise à une décroissance exponentielle et à des apports réguliers, passer du modèle discret au modèle continu, puis introduire des oublis aléatoires et faire apparaître le rôle de la moyenne.

Voir le DM →

Programme et source

Vérifier le niveau d’exigence

Cette explication est reliée au programme correspondant pour distinguer ce qui est attendu à ce niveau de ce qui sera étudié plus tard.

Programme officiel de mathématiques de Seconde

Programme de mathématiques de Seconde générale et technologique

Bulletin officiel n°14 du 2 avril 2026 · NOR MENE2602914A

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