DM n°01 · Lycée général · Première · spécialité maths
Géométrie, fonctions, statistiques et probabilités · Calcul algébrique · Géométrie repérée et vecteurs · Fonctions · Statistiques et probabilités · Algorithmique
Une cible, plusieurs stratégies
Un problème de transition vers la Première spécialité qui mobilise le programme de Seconde autour d’une même cible : géométrie repérée, optimisation sans dérivation, statistiques, probabilités finies et simulation Python.
- Temps indicatif
- ≈ 3 h à 3 h 30
- Chapitres
- Calcul algébrique · Géométrie repérée et vecteurs · Fonctions · Statistiques et probabilités · Algorithmique
Objectifs
Ce que ce DM fait travailler
- 01Choisir la représentation la plus efficace d’une même situation : géométrique, algébrique, statistique ou probabiliste
- 02Optimiser une quantité quadratique sans dérivation en exploitant sa forme
- 03Comparer des stratégies en distinguant moyenne, régularité et critère de réussite
- 04Mettre en relation un modèle probabiliste, un dénombrement exact et une simulation
Notions
Notions utiles pour ce devoir
Ce problème mobilise notamment les notions suivantes.
- Coordonnées et distances dans un repère orthonormé
- Vecteurs, équations de droites et projeté orthogonal
- Calcul littéral et variations de la fonction carré
- Statistiques descriptives et probabilités finies
- Boucles et conditions en Python
Méthode
Comment l’utiliser
Prévoir environ 3 h à 3 h 30 et garder une trace des essais, y compris ceux qui échouent.
Écrire une solution justifiée avant d’ouvrir le corrigé, même si certaines questions restent incomplètes.
Repérer les différences de méthode, de précision et de rédaction plutôt que seulement les résultats.
Énoncé
Le devoir
Une même cible peut être abordée de plusieurs façons : par la géométrie pour comprendre où tombe un tir, par les fonctions pour optimiser un réglage, par les statistiques pour comparer des séries de tirs, puis par les probabilités pour étudier une stratégie aléatoire. Le but du problème est précisément de changer d’outil sans changer de situation.
Dans un repère orthonormé d’origine , une cible est formée de trois disques concentriques de rayons , et . Un impact rapporte :
- points si ;
- points si ;
- point si ;
- point si .
I — Lire la cible avec des coordonnées
-
On considère les impacts , , et . Déterminer le score de chacun de ces quatre impacts.
-
Soit un impact et posons .
(a) Expliquer pourquoi il n’est pas nécessaire de calculer à l’aide d’une racine carrée pour déterminer le score.
(b) Donner le score directement en fonction de la position de par rapport aux trois seuils , et .
- Après un mauvais réglage, tous les impacts d’un tireur sont contraints d’appartenir à la droite
On considère aussi la droite d’équation .
(a) On note
deux vecteurs directeurs respectifs de et . Expliquer géométriquement pourquoi ces deux directions sont perpendiculaires. En déduire que est la perpendiculaire à passant par .
Indice : que devient le vecteur après un quart de tour ?
(b) Déterminer les coordonnées du projeté orthogonal de sur .
(c) Calculer et déterminer le meilleur score que ce tireur puisse obtenir tant que ce réglage n’est pas corrigé.
II — Un réglage à un paramètre
On considère maintenant deux points et . Pour , on définit le point par
Le paramètre représente un réglage continu entre deux positions extrêmes.
-
Exprimer les coordonnées de en fonction de .
-
Montrer que
En déduire la valeur de qui rapproche le plus l’impact du centre et la distance minimale obtenue.
- Déterminer exactement les valeurs de pour lesquelles :
(a) le tir marque points ;
(b) le tir marque au moins points.
Montrer enfin qu’aucune valeur de ne conduit à un tir manqué.
III — Deux séries de tirs : moyenne ou régularité ?
Deux stratégies A et B sont testées sur tirs chacune. On ne conserve que les scores :
- score : A tirs, B tir ;
- score : A tirs, B tirs ;
- score : A tirs, B tirs ;
- score : A tirs, B tirs.
- Pour chacune des deux séries, calculer :
(a) la moyenne ;
(b) la médiane, le premier quartile et le troisième quartile ;
(c) l’écart type, arrondi au centième.
- Comparer les deux stratégies selon les trois critères suivants :
(a) score moyen ;
(b) fréquence des tirs marquant au moins points ;
(c) régularité des résultats.
Expliquer pourquoi l’expression « meilleure stratégie » n’a pas de sens tant qu’on n’a pas choisi le critère que l’on souhaite privilégier.
IV — Une stratégie entièrement aléatoire
Un programme choisit maintenant au hasard et avec équiprobabilité un point de la grille
Il y a donc positions possibles.
- En classant les points suivant la valeur de , montrer que le nombre de positions donnant respectivement , , et point vaut
- En déduire, pour un tir :
(a) la probabilité de marquer points ;
(b) la probabilité de marquer au moins points ;
(c) la probabilité de manquer la cible.
- Deux tirs sont produits indépendamment par le programme précédent. Calculer :
(a) la probabilité que les deux tirs marquent au moins points ;
(b) la probabilité qu’au moins l’un des deux tirs manque la cible.
- On remplace la grille précédente par la grille plus concentrée
Comparer, pour cette nouvelle stratégie, la probabilité de marquer points et celle de marquer au moins points avec les probabilités obtenues précédemment.
V — Du modèle au programme
On souhaite simuler la première stratégie aléatoire. Voici un programme incomplet.
from random import randint
def score():
x = randint(-3,3)
y = randint(-3,3)
s = x*x + y*y
if s <= 1:
return 5
elif ........:
return 3
elif ........:
return 1
return 0
def frequence(N):
succes = 0
for k in range(N):
if score() >= 3:
succes = succes + 1
return succes/N
-
Compléter les deux conditions manquantes de la fonction
score. -
Quelle valeur la fonction
frequence(N)doit-elle généralement approcher lorsque devient très grand ? Pourquoi n’obtient-on pas exactement cette valeur à chaque exécution ?
La géométrie a permis d’analyser les impacts un par un, les fonctions d’optimiser un réglage, les statistiques de comparer ce qui a réellement été observé, et les probabilités d’étudier ce que produirait un modèle aléatoire. Ces quatre points de vue ne répondent pas aux mêmes questions : une partie importante du travail mathématique consiste justement à choisir celui qui est adapté au problème posé.
Continuer