Une définition liée à la dérivée
La fonction exponentielle est notée exp ou x↦ex. En Première, elle est caractérisée comme l’unique fonction dérivable sur R vérifiant
f′=fetf(0)=1,
l’existence et l’unicité étant admises dans le programme. Sa dérivée est donc elle-même : le taux de variation local est directement lié à la valeur de la fonction.
La propriété qui simplifie les calculs
L’exponentielle transforme une somme en produit :
ex+y=exey.
On en déduit notamment e−x=1/ex. Ces identités permettent de transformer des expressions et de comparer des modèles. Il faut cependant conserver les parenthèses : ex+y n’est pas égal à ex+ey.
La fonction exponentielle est strictement positive et croissante. Sa courbe passe par (0,1).
Modéliser une croissance ou une décroissance
Les fonctions t↦ekt avec k>0 décrivent des croissances exponentielles, tandis que t↦e−kt décrit des décroissances. Elles interviennent dans des modèles de capitalisation continue, décroissance radioactive, dilution ou autres phénomènes où la vitesse d’évolution est proportionnelle à la quantité présente.
Si f(t)=eat, alors f′(t)=aeat. Le signe de a donne immédiatement le sens de variation.
Le lien avec les suites géométriques
Une suite géométrique décrit une évolution multiplicative à des instants discrets ; l’exponentielle décrit l’analogue continu. Si une quantité est multipliée par un même facteur à chaque unité de temps, les valeurs relevées aux instants entiers peuvent former une suite géométrique.
Comprendre ce pont permet de choisir le bon modèle : une suite si seules les étapes comptent, une fonction exponentielle si l’évolution est décrite à tout instant.
Ce qu’il faut savoir faire
Au-delà des formules, il faut savoir transformer une expression exponentielle, dériver t↦eat, interpréter une croissance ou une décroissance et construire un modèle simple. En Terminale, l’exponentielle sera réutilisée dans les limites, le logarithme et les équations différentielles.