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Première spécialité · Suites

Suites en Première spécialité : modèles, récurrence et suites usuelles

Une suite décrit une évolution par étapes. En Première, il faut savoir la générer, calculer ses termes et maîtriser les modèles arithmétiques et géométriques.

Niveau : Première spécialité maths

Une suite décrit une évolution discrète

Une suite (un)(u_n) associe un nombre à chaque entier nn d’un ensemble d’indices. Elle est adaptée aux phénomènes qui évoluent étape par étape : capital à la fin de chaque année, population à chaque génération, quantité après chaque dose ou nombre d’objets à l’étape nn.

Une suite peut être donnée explicitement, par exemple un=3n+2u_n=3n+2, ou par récurrence, par exemple un+1=0,8un+5u_{n+1}=0{,}8u_n+5 avec une valeur initiale. Dans le second cas, chaque terme dépend du précédent.

Suites arithmétiques et géométriques

Une suite arithmétique vérifie un+1=un+ru_{n+1}=u_n+r. Elle modélise des accroissements constants et son terme général est affine en nn.

Une suite géométrique vérifie un+1=qunu_{n+1}=qu_n. Elle modélise des évolutions à taux constant et conduit à un=u0qnu_n=u_0q^n lorsque l’indice commence à 00.

La distinction est essentielle : « ajouter 5 chaque année » produit un modèle arithmétique, alors que « augmenter de 5 % chaque année » produit un modèle géométrique.

Sommes de termes et choix de formule

Le programme demande aussi de savoir calculer des sommes de termes consécutifs. Pour une suite géométrique, la formule de somme permet de traiter une accumulation de contributions successives ; pour une suite arithmétique, la structure régulière permet également une formule fermée.

Avant d’appliquer une formule, il faut identifier le premier terme réellement additionné, le dernier et le nombre de termes. Beaucoup d’erreurs viennent d’un décalage d’indice plutôt que d’un calcul difficile.

Étudier les variations d’une suite

Pour savoir si une suite augmente ou diminue, on peut étudier le signe de un+1−unu_{n+1}-u_n ou, dans certains cas positifs, comparer le quotient un+1/unu_{n+1}/u_n à 11.

Le choix dépend de la forme de la suite. Il n’existe pas une méthode universelle : une relation de récurrence peut rendre la différence naturelle, alors qu’une expression exponentielle se prête mieux à un quotient.

Et la limite ?

La Première introduit intuitivement l’idée qu’une suite peut se rapprocher d’un nombre, croître sans borne ou ne pas avoir de limite. La définition et les principaux théorèmes de convergence sont approfondis en Terminale.

À ce stade, savoir calculer, représenter, modéliser et conjecturer un comportement est donc plus important que d’utiliser prématurément un arsenal théorique de limites.

Pour mettre la notion en pratique

Des DM qui réutilisent cette notion

Des problèmes où cette notion intervient dans un raisonnement plus long, parfois à un niveau ultérieur.

Agrégation interne · ≈ 4 h 30

Théorème de Cayley-Hamilton, puissances de matrices et suites récurrentes

Un problème progressif de préparation à l’agrégation interne : à partir d’un système de suites accessible, on fait émerger une relation polynomiale sur une matrice, puis les polynômes d’endomorphismes, Cayley-Hamilton, la réduction de puissances et le lien général avec les suites récurrentes linéaires. La dernière partie précise le rôle du polynôme minimal et la dimension de K[u].

Voir le DM

Agrégation interne · ≈ 4 h 30

Méthode de Newton : convergence locale et contre-exemples

Un problème progressif de préparation à l’agrégation interne : à partir de la géométrie des tangentes pour x² − 2, on construit la méthode de Newton, on établit des critères de convergence et des estimations d’erreur, puis on analyse par des contre-exemples la portée exacte des résultats obtenus.

Voir le DM

Agrégation interne · ≈ 4 h

Convergences simple et uniforme des suites de fonctions

Une même famille de fonctions permet de comparer convergence point par point et contrôle uniforme, puis d’étudier ce que l’uniformité autorise pour la continuité, l’intégration et la dérivation. Le problème mène enfin au critère de Cauchy uniforme et à la convergence uniforme sur tout compact.

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MP · ≈ 3 h 30

Le calcul différentiel discret

Ce DM de MP/MPI étudie l'opérateur de différence finie ΔP(X)=P(X+1)-P(X) sur les polynômes. On détermine ses noyaux et ses images, on construit la base binomiale dans laquelle Δ agit par décalage, puis on obtient la formule de Newton, des formules de sommes et une caractérisation des suites polynomiales.

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MPSI · ≈ 3 h 30

Trois façons d'approcher π

Construire trois procédures pour approcher π et quantifier leur erreur : polygones emboîtés, intégrale transformée en sommes rapidement convergentes, puis estimation de Monte-Carlo avec un risque contrôlé par Bienaymé-Tchebychev.

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PCSI · ≈ 2 h 30

Une marche aléatoire dans un cube

Sur les huit sommets d’un cube, un marcheur choisit à chaque étape l’une des trois arêtes issues de sa position. Les symétries permettent de réduire le problème à quatre niveaux, puis d’établir une récurrence de position, de déterminer la loi de la première arrivée au sommet opposé et de calculer exactement le temps moyen nécessaire pour l’atteindre.

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Programme et sources

Vérifier le niveau d’exigence

Cette explication est reliée au programme correspondant pour distinguer ce qui est attendu ici de ce qui sera étudié plus tard.

Programme officiel de Première spécialité mathématiques

Programme de spécialité mathématiques de Première générale

Bulletin officiel n°14 du 2 avril 2026 · NOR MENE2602917A

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