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Première spécialité · Variables aléatoires

Variables aléatoires en Première spécialité : comprendre la loi et l’espérance

Une variable aléatoire associe un nombre au résultat d’une expérience aléatoire. En Première, il faut déterminer sa loi et calculer espérance, variance et écart type.

Première spécialité mathsVérifié le 21 août 2026

Qu’est-ce qu’une variable aléatoire ?

Dans le programme de Première, on travaille sur des univers finis. Une variable aléatoire réelle est une fonction qui associe un nombre réel à chaque résultat possible d’une expérience aléatoire.

L’idée devient naturelle dans un jeu. On lance par exemple un dé et on gagne ou perd une certaine somme selon le résultat. Le dé produit une issue, tandis que la variable aléatoire XX enregistre le gain numérique associé à cette issue.

Deux résultats différents de l’expérience peuvent donner la même valeur de XX. C’est pourquoi il faut distinguer l’univers des issues et l’ensemble des valeurs prises par la variable.

Déterminer la loi d’une variable aléatoire

La loi de XX indique les valeurs possibles de la variable et la probabilité de chacune d’elles.

Supposons par exemple que XX puisse prendre les valeurs 1-1, 11 et 33 avec les probabilités respectives

12,14,14.\frac12,\qquad \frac14,\qquad \frac14.

La somme des probabilités doit valoir 11. On peut alors répondre à des questions comme P(X=1)P(X=1) ou P(X1)P(X\leq 1) en additionnant les probabilités des valeurs qui vérifient la condition.

Le programme demande aussi de savoir passer d’une phrase à une notation comme {X=a}\{X=a\} ou {Xa}\{X\leq a\}, puis de revenir au sens concret de l’évènement.

L’espérance : une moyenne théorique

Si XX prend les valeurs x1,,xnx_1,\ldots,x_n avec les probabilités p1,,pnp_1,\ldots,p_n, son espérance vaut

E(X)=x1p1++xnpn.E(X)=x_1p_1+\cdots+x_np_n.

L’espérance est une moyenne pondérée par les probabilités. Dans un jeu répété un grand nombre de fois, elle donne le gain moyen théorique par partie dans le modèle.

Dans l’exemple précédent,

E(X)=(1)×12+1×14+3×14=12.E(X)=(-1)\times\frac12+1\times\frac14+3\times\frac14=\frac12.

Une espérance positive ne garantit évidemment pas un gain à chaque partie. Elle décrit un comportement moyen du modèle, pas le résultat d’une expérience isolée.

Variance et écart type : mesurer la dispersion

Deux variables aléatoires peuvent avoir la même espérance et pourtant produire des résultats très différents. La variance mesure la dispersion des valeurs autour de l’espérance.

On peut la définir par

Var(X)=E((XE(X))2).\operatorname{Var}(X)=E\big((X-E(X))^2\big).

L’écart type est

σ(X)=Var(X).\sigma(X)=\sqrt{\operatorname{Var}(X)}.

Il possède la même unité que XX, ce qui le rend souvent plus facile à interpréter concrètement que la variance.

Le programme demande de savoir calculer espérance, variance et écart type. La formule de König-Huygens fournit une autre manière très efficace de calculer la variance.

Comment éviter les confusions classiques ?

Une probabilité concerne un évènement, alors qu’une variable aléatoire prend une valeur numérique. P(X=3)P(X=3) est donc une probabilité ; 33 est une valeur possible de XX.

L’espérance n’est pas nécessairement une valeur que XX peut réellement prendre. Un dé équilibré numéroté de 1 à 6 a par exemple une espérance de 3,53{,}5, alors qu’aucune face ne porte ce nombre.

Enfin, la variance n’est pas simplement la moyenne des carrés. Il faut tenir compte du carré de l’espérance ou, de façon équivalente, des écarts à la moyenne. C’est précisément le rôle de la formule de König-Huygens.

Pour mettre la notion en pratique

Des DM qui réutilisent cette notion

Ces problèmes montrent comment la notion intervient dans un raisonnement plus long. Le niveau de chaque devoir est indiqué : certains la réutilisent plus tard, dans un cadre plus exigeant.

PCSI · ≈ 2 h 30

Une marche aléatoire dans un cube

Sur les huit sommets d’un cube, un marcheur choisit à chaque étape l’une des trois arêtes issues de sa position. Les symétries réduisent pourtant le problème à quatre distances : cette compression permet d’obtenir une loi exacte aux instants impairs puis, par un raisonnement sur le premier pas, le temps moyen pour atteindre le sommet opposé.

Voir le DM →

Terminale · spécialité maths · ≈ 3 h 30

Doses répétées

Étudier une quantité soumise à une décroissance exponentielle et à des apports réguliers, passer du modèle discret au modèle continu, puis introduire des oublis aléatoires et faire apparaître le rôle de la moyenne.

Voir le DM →

Programme et source

Vérifier le niveau d’exigence

Cette explication est reliée au programme correspondant pour distinguer ce qui est attendu à ce niveau de ce qui sera étudié plus tard.

Programme officiel de Première spécialité mathématiques

Programme de spécialité mathématiques de Première générale

Bulletin officiel n°14 du 2 avril 2026 · NOR MENE2602917A

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