Un même programme de mathématiques en MPSI et MP2I
L’annexe officielle porte simultanément les mentions MPSI et MP2I : le programme de mathématiques de première année est commun aux deux voies. Les différences entre les filières concernent les autres disciplines, pas cette liste d’exigences en mathématiques.
Le texte sépare explicitement le programme en deux semestres. Cette séparation permet de voir ce qui doit être installé tôt dans l’année et ce qui est introduit après les premiers mois de prépa.
Premier semestre : du raisonnement aux polynômes
Le premier semestre commence par le raisonnement et le vocabulaire ensembliste, les compléments de calcul algébrique et de trigonométrie, puis les nombres complexes.
L’analyse comprend ensuite les techniques fondamentales de calcul différentiel et intégral, les primitives, les équations différentielles linéaires, les suites numériques, les limites, la continuité, la dérivabilité et la convexité.
En algèbre et en arithmétique apparaissent l’arithmétique des entiers, les structures algébriques usuelles, le calcul matriciel, les systèmes linéaires, les polynômes et les fractions rationnelles. Ce sont donc dès le premier semestre plusieurs objets absents ou beaucoup moins formalisés au lycée qui doivent être manipulés avec des définitions et des preuves.
Deuxième semestre : algèbre linéaire, intégration et probabilités
L’analyse asymptotique ouvre le second semestre. Le programme développe ensuite les espaces vectoriels, la dimension finie, les applications linéaires et les sous-espaces affines.
Le lien avec les matrices est repris de façon systématique : matrice d’une application linéaire, changements de base, équivalence et similitude. Le groupe symétrique et les déterminants complètent cette partie.
L’analyse se poursuit avec l’intégration et les séries numériques. Le programme contient aussi le dénombrement et les probabilités sur un univers fini, avec variables aléatoires, lois, espérance et variance.
Les espaces préhilbertiens réels introduisent notamment orthogonalité et projection. Les dernières sections portent sur les procédés sommatoires discrets et sur les fonctions de deux variables.
Deux chapitres qui préparent directement la deuxième année
Les procédés sommatoires discrets font travailler les sommes et les suites avec des outils qui seront réutilisés dans l’étude plus poussée des séries. Les fonctions de deux variables constituent une première approche du calcul à plusieurs variables avant le calcul différentiel de deuxième année.
Pour les fonctions de deux variables, l’annexe se limite aux outils prévus à ce niveau ; la théorie générale du calcul différentiel en dimension finie appartient à la deuxième année.
Ce que le texte officiel exige aussi dans les problèmes
Le programme fixe six compétences communes aux CPGE scientifiques : chercher, modéliser, représenter, raisonner, calculer et communiquer. Le texte précise notamment que le travail proposé doit combiner des exercices d’entraînement et des questions plus complexes pouvant nécessiter plusieurs parties du cours.